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Toutefois, ce nouveau message universaliste n’est pas accepté par la société judéenne.
Il sera par contre repris et amplifié par le monde romain après l’écrasement des révoltes juives.
De l’implantation initiale en Palestine, la doctrine chrétienne conservera un lien avec son substrat judéen (monothéisme, messie, lien forcé avec l’Ancien Testament…) tout en exaltant parallèlement l’enseignement universaliste issu du message bouddhiste (première et seconde manière).
Mais parallèlement à la mise en place de la doctrine chrétienne, on assiste au cours des premiers siècles de notre ère à un élagage des Évangiles (réduction à quatre) et à la suppression de tout ce qui pourrait relier le message chrétien à ses origines bouddhiques, indiennes, orientales.
L’émergence d’une construction imparfaite perçue déjà dans le christianisme des origines — accentuée spécialement par l’effacement de la connexion bouddhique et réglée à coups d’anathèmes et d’excommunications — trouve dans l’altérité entre l’Ancien et le Nouveau Testament sont point de contraste majeur.
Cette discordance radicale on la retrouve, exprimée également par Stendhal dans les dernières pages de son célèbre roman « Le rouge et le noir ». Alors qu’il s’apprête à monter à l’échafaud, Julien, songe à ce qu’il adviendra de lui dans l’Au-delà. Son constat est inéluctable (*).
Rumes 21/04/2026
Illustration : Fresque paléochrétienne représentant Jésus en Bon Pasteur, vêtu à la romaine, nécropole de Hisardere, à Iznik (l’antique Nicée, Turquie), 3e siècle
(*) « Ma foi, si je trouve le Dieu des chrétiens, je suis perdu : c’est un despote, et, comme tel, il est rempli d’idées de vengeance ; sa Bible ne parle que de punitions atroces. (…). Il est sans pitié (et il se rappela plusieurs passages de la Bible). Il me punira d’une manière abominable…
Mais si je trouve le Dieu de Fénelon ! Il me dira peut-être : Il te sera beaucoup pardonné, parce que tu as beaucoup aimé… »








