Roma e Italia

Roma è stata un bene o un male per l’Italia ? A questa domanda retorica difficilmente si può rispondere. Talmente nel corso dei secoli Roma e Italia sono state così indissolubilmente legate.

Basta osservare che il concetto stesso di « Italia » nasce nell’ambito della storia romana da una contrapposizione momentanea tra Roma e gli alleati italici (che si definiscono in modo unitario come « Italia »).

Gli « italiani » alleati di Roma rivendicano gli stessi diritti dei Romani (guerra sociale). Si tratta quindi di una richiesta di integrazione.

Una volta accettate le rivendicazioni — dopo la disfatta militare degli « italiani » — l’Italia diventa una espansione fisica di Roma.

E Roma inaugura in tal modo una gestione del suo potere che gli permetterà in seguito di integrare mirabilmente nel suo « sistema » popoli, culture, religioni di diversa estrazione.

In quel sistema, fino alla caduta di Roma, l’Italia rimarrà sempre il cuore.

Nei secoli che seguono il crollo di Roma, l’Italia diventa un’« espressione geografica » e non più politica. Ma il ricordo di Roma — che è insieme un’idea, un modello, una disciplina — continua a plasmare il pensiero e l’azione politica e culturale dell’Occidente e dell’Italia in particolar modo.

Venezia, nata da profughi romani, è un proseguimento marinaro dell’impero romano. La Roma cristiana potrebbe definirsi, peraltro, come una continuazione spirituale dell’universalismo romano.

Più in là poi, Roma antica con la sua arte e la sua lingua, le sue leggi e il suo esempio — commistione di virtù ed energia — si ritrova di nuovo al centro del rinnovo rinascimentale. Il Rinascimento, un vero e proprio impero romano immateriale.

L’unificazione italiana, il Risorgimento — lo stesso nome esprime già tutto — associa sin dall’inizio l’Italia a Roma. Roma diventerà capitale del nuovo regno e l’espansione coloniale si attuerà permanentemente sotto le insegne ideali della « gloria di Roma ». Il Fascismo, attraverso i suoi fasti, la sua teatralità architettonica e il suo « totalitarismo » sociale intendeva fondere in una sola entità italianità e romanità.

Più recentemente, le autostrade italiane del novecento, paragonate alla rete viaria di Roma antica, la firma a Roma (1957) del Trattato che ha istituito la Comunità europea, gli stessi « peplum » del cinema italiano degli anni ’50 e ’60 del secolo scorso, la tentazione, sempre ricorrente, di un’« ambizione mediterranea » sono esempi che dimostrano quanto il « concetto » di Roma sia sempre vivace, duraturo nelle azioni e nell’immaginario dell’Italia contemporanea.

E persino in versione « negativa ». Bossi, quando parla dell’Italia del Nord celtica per giustificare la sua richiesta di autonomia/secessione fa un vero e proprio salto indietro nel tempo fino all’Italia preromana.

È un dato di fatto che l’Italia senza « Roma » diventa un’entità non soltanto minore ma anche senza spinta ideale — una provinciuola.

È proprio l’« idea » di Roma che ha sempre obbligato e continua ad obbligare tuttora gli italiani a « concepire » e a modellare la realtà in base a criteri di costruzione « globale ».

Bruxelles 17/03/2008

Illustration : Le denier de Corfinium, émis vers 90 av. notre ère, pendant la « guerre sociale » qui oppose la République romaine et les alliés italiens entre -91 et -88

La pièce porte explicitement le nom ITALIA
C’est la première apparition attestée de ce nom sur une monnaie

Corfinium, dans les Abruzzes, était la capitale des confédérés italiques — alliés italiens (ou socii) — qui réclamaient l’accès à la citoyenneté romaine

Rome finit par gagner militairement la guerre mais les Italiens obtiennent après -89/-88 ce qu’ils demandaient : la citoyenneté romaine et l’égalité juridique

Statuts différents

Peut-être le raccord entre le monde à l’échelle macroscopique et le monde quantique n’« existe » tout simplement pas. Il pourrait s’agir d’une illusion (à la manière de la figuration du mouvement perpétuel, dans la lithographie d’Escher : « La cascade »).

Chaque plan, niveau, degré, échelon, pourrait avoir ses propres règles et toutes les échelles pourraient ne pas être compatibles entre elles.

Une perspective, en somme, similaire à celle évoquée dans la conception d’une pluralité d’univers parallèles gouvernés par des statuts différents…

Tournai 30/06/2015 (augmenté Rumes 6/08/2026)

Illustration : M. C. Escher, 1961 – La cascade (ou chute d’eau)

Larmes poignantes larmes retenues

Larmes poignantes larmes retenues
Larmes sèches gravées à l’eau-forte
Discours chansons paroles vives
Nous ne sommes pas ici pour avoir peur
Même si vulnérables sont nos êtres et frêles

Les éclairs frappent et le tonnerre résonne
Jusque dans les vallées profondes des cœurs
L’une après l’autre s’ouvrent les portes
Joachim est venu rejoindre Albertine

Mais contrairement à Orphée
Il ne rebrousse pas chemin
Et l’écran s’éteint.

Tourcoing 1/08/2026

Illustration : Gioacchino et Albertine
Capture d’écran à partir d’une vidéo réalisée par Calogero Giudice, générée par IA (intelligence artificielle), pour les funérailles de Giocchino Giudice, en hommage au couple formé par Gioacchino et Albertine, ses oncle et tante disparus en l’espace de trois mois

Ce texte est dédié aux familles de la fratrie des Giudice
Par amitié pluridécennale

Ces lianes qui nous enserrent

Que la réalité nous retienne dans ses rets, c’est un fait. Nous sommes à proprement parler empêtrés dans des réseaux, certains apparents et d’autres plus secrets ou discrets qui forment aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur de nous une sorte de cage ou corset.
Notre marge de manœuvre face à toutes ces contraintes reste très étroite voire insignifiante.

Certes, la raison, la philosophie et les sciences s’efforcent de trancher ces lianes qui nous enserrent. Mais au prix, par l’élargissement de la conscience qui en résulte, de l’expansion de la cage elle-même. On se retrouve, dès lors, en plein dans les paradoxes de Zénon et dans la vision parménidienne prônant le caractère (apparemment) illusoire de la réalité.

Rumes 8/05/2016

Illustration : Le philosophe grec Zénon d’Élée

Ladri di biciclette

Una serata del cinema che ci ha offerto l’opportunità di (vedere o) rivedere il film probabilmente più emblematico del neorealismo italiano, Ladri di biciclette (1948) di Vittorio De Sica.

Anche se le condizioni sociali non sono più le stesse e quel film rappresenta una stagione artistica ormai lontana, l’emozione trasmessa attraverso le immagini resta pur sempre intensa.

A distanza di anni dalla creazione di quel capolavoro cinematografico e al di là delle polemiche politiche e culturali suscitate allora, il film appare a noi oggi bellissimo e portatore di un incisivo profilo storico-sociologico dell’Italia dell’immediato dopoguerra.

Basta ricordare, nello scorrere delle inquadrature, il valore vitale di una « semplice » bicicletta, lo sfondo urbano (con gli edifici monumentali mussoliniani), i viali quasi senza automobili, l’accenno agli impegni antagonisti (comunista e clericale)…

Ma il film esprime anche, attraverso il principale protagonista, una forza interiore fortissima, e soprattutto il desiderio di migliorare la propria vita.

Proprio questa forza sarà poi la molla del « miracolo economico » italiano degli anni ‘50 e ‘60. La stessa energia pure che spinse molti italiani a raggiungere il Belgio per lavorarvi nelle miniere.

Rumes 02/2011

Illustration : Affiche du film « Ladri di biciclette » (Le Voleur de bicyclette) de Vittorio de Sica

Publié in : Club di conversazione italiana di Tournai (Lo Specchio), Bollettino n. 169 / marzo 2011 (rubrica « La volta scorsa »)

Dans la crypte rotonde

Dans la crypte rotonde
Ils sont nombreux à attendre
Les visiteurs de la crypte rotonde

Dans cette moderne catacombe
Le fondateur dispose
D’une place d’honneur
Les autres scellés dans le mur
En rang monotone

Les visiteurs parcourent
Le couloir en silence
Les marbres érigés invoquent
Vertus vivantes
Titres précieux gloriole

Mais dans cette intrusion
Circulaire aucun écho
Ne se fait entendre et
Les visiteurs aussitôt
S’en retournent gravir
Les marches pour rejoindre
La lumière.

Rumes 14/05/2017

Illustration : Arcangelo Petrantò, 2017 – Capture d’écran vidéo : la crypte de la famille De Gorge liée à l’histoire du site minier du Grand-Hornu (à Hornu, section de la commune de Boussu, Hainaut, Belgique)

Le Grand-Hornu est un ancien complexe industriel charbonnier érigé entre 1810 et 1830 par Henri De Gorge, un capitaine d’industrie d’origine française

Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, le site est remarquable à double titre : par la beauté de son ensemble architectural néoclassique et par son urbanisme fonctionnel (une « cité modèle ») inspiré de l’utopisme du début de la Révolution industrielle

L’inconscient et l’inexprimé

L’inconscient importe moins que l’inexprimé. L’inconscient relève de l’occulte, c’est une capacité d’influence, une sorte de lobby virtuel. L’inexprimé a un rapport clair avec la vie réelle, quotidienne, dans ses dimensions physiques et sociales.

Autant l’inconscient peut rester confiné dans son espace privé sans trouble nécessaire, autant l’inexprimé doit se dire, se désenclaver, se socialiser, pour permettre de vivre mieux.

Bruxelles 29/01/2009

Illustration : Vilhelm Hammershøi, vers 1903-1904 – Intérieur avec jeune femme vue de dos

Ah ! Que la guerre était jolie en ce temps

Ah ! Que la guerre était jolie en ce temps
Et qu’il était doux de la préparer
Et de poser en été après l’exercice
Pour un tableau du Douanier Rousseau
Près d’une pièce d’artillerie
A l’orée de ce bois

Que les soldats étaient fiers
Et leurs uniformes beaux
Ils n’étaient pas encore
Maculés de boue et de sang

C’était avant la Der des Der
Picasso n’en était pas encore
A sa période bleue.

Taintignies 1/03/1984

Illustration : Le Douanier Rousseau (Henri Rousseau, dit), vers 1893-95 – Les artilleurs

Nouveau Testament vs Ancien Testament (complément)

Il est tout à fait remarquable pour mon propos [Nouveau Testament vs Ancien Testament] que Stendhal dans ce passage distingue le Dieu de la Bible (Ancien Testament) et le Dieu d’amour, de douceur et de miséricorde du Nouveau Testament.

Il exprime parfaitement l’opposition entre un premier Dieu violent, vengeur et despote et un second Dieu foncièrement différent, tolérant et animé par un sentiment de bonté et de pardon.

Le « Dieu de Fénelon » mentionné par Stendhal est d’autant plus prégnant ici que Fénelon (prélat et mystique chrétien du 17e siècle) a développé une vision mystique fort proche de celle du Bouddha.

Tout deux prônent en effet le détachement spirituel et l’effacement de l’ego.

Mais alors que la démarche du Bouddha se développe sans l’intervention d’un Dieu créateur, celle de Fénelon est circonscrite, tradition oblige, dans une union mystique avec le Dieu chrétien tout-puissant…

Rumes 24/05/2026

Illustration : Portrait de Fénelon, homme d’Église, théologien, pédagogue et écrivain français (1651-1715)

Personnage majeur du Grand Siècle, Fénelon prône la doctrine du pur amour qui repose sur un amour désintéressé envers Dieu, délivré de toute attente de récompense ou même de crainte de châtiment

L’âme, par la grâce, parvient à un état de passivité spirituelle totale (le « repos » de l’âme ou quietus) et de contemplation qui vise à une fusion avec Dieu

Cette quête de perfection intérieure et d’oraison silencieuse est associée au courant mystique chrétien du 17e siècle, le quiétisme, dont Fénelon fut la figure centrale en France