
Est-il nécessaire de méditer, pourtant ? Je n’en suis pas si sûr.
En suivant les deux perspectives envisagées par les philosophes grecs, ou bien le monde est immuable et donc à quoi bon méditer puisque rien ne bouge, ou bien le monde est un flux constant et donc il va changer de lui-même comme les titres des journaux télévisés non-stop.
La méditation permet-elle, au moins, de modeler soi-même et le monde ? (avec l’idée que « soi-même » et le « monde » ne feraient qu’un) ?
Pourtant, je persiste à penser que les changements en soi-même et dans le monde s’effectuent à travers les chocs de la vie, subis ou donnés, à voir et à vivre, par et dans le monde.
Les marins apprennent à naviguer et à se connaître à travers les éléments déchaînés des tempêtes et pas tellement sur une mer d’huile propice pourtant à un retour sur soi.
La méditation peut servir, aussi, d’alibi pour se retrancher du monde. Mais je concède que l’« activisme » forcené peut également se révéler stérile.
Tournai 20/10/2009
Illustration : Arcangelo Petrantò, 2026 – En pleine tempête
Image générée par IA (intelligence artificielle)








