
Giacomo Leopardi , le grand poète romantique italien, n’était pas un joyeux drille. D’une santé précaire, vieilli prématurément (une jeunesse perdue entre les pages des livres de la bibliothèque paternelle), il professait, peut-être par contrecoup, un matérialisme radical (inspiré des philosophes du 18e siècle).
Sa pensée matérialiste avait été, au 20e siècle, récupérée par la gauche marxiste. Mais quel rôle aurait-il pu tenir auprès des révolutionnaires léninistes-staliniens qui avaient pour mots d’ordre : efficacité, productivité et lendemains qui chantent ?
Lui, le chantre de la désespérance/remembrance revêtue de beaux atours poétiques et auteur d’une prose splendide mais étrange ?
Tournai 20/10/2009
Illustration : La bibliothèque de Giacomo Leopardi à Recanati (Marches, Italie)