Une vision plus réaliste

L’homme créé à partir de l’argile, dans la mythologie sumérienne et son plagiat la Bible, apparaît comme une symbolisation liée aux connaissances et techniques de l’époque.

Les Sumériens faisait un grand usage de l’argile (tablettes, poterie, briques).

Idem pour bien d’autres éléments des récits mythologiques (bibliques inclus).


L’« Eden » était un « jardin », et quoi de plus suggestif qu’un jardin arboré, parfumé et fleuri dans le « croissant fertile », en contraste avec le désert tout proche.

Les pécheurs promis au feu de l’enfer sont jetés dans les flammes de la Géhenne, c’est-à-dire dans la grande décharge — qui brûlait en permanence à ciel ouvert — de Jérusalem (un peu comme si aujourd’hui on se fixait de jeter les pécheurs dans les incinérateurs de traitement de déchets). Et ainsi de suite.

Il est bien évident que les récits prennent une toute autre apparence dès lors que les éléments qui les composent sont reliés aux éléments de la culture concrète, au milieu géographique ambiant, aux faits historiques quand cela est possible, aux significations et sens premiers linguistiques.

Alors, nombre de parties s’éclairent d’elles-mêmes, donnant une vision, il est vrai, plus terre-à-terre mais aussi plus réaliste et authentique et moins fantastique.

Bruxelles 24/05/2016

Illustration : Tablette administrative sumérienne d’époque archaïque, entre 2500 et 2350 avant notre ère (lieu de découverte : Tello, Irak)

Le site archéologique de Tello abrite les vestiges de l’ancienne cité sumérienne de Girsu

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