La luce appiattita brulicante Esibiva il suo fascino e ci sfuggiva Le nostre mani graffiavano Quell’abisso innalzato Noi vermi arrampicati alle pareti Nella scalata verso l’ignoto Invalicabile destino.
Tu as quitté ta maison Pour une guerre lointaine Qui t’a conduit Je ne sais où Ne savais-tu pas Que l’Escaut était hanté Par des sirènes ? Tu avais lu Homère pourtant !
Rumes, 31/12/2016
Illustration : Arcangelo Petrantò, 2008 – Michel Westrade (1950-2016)
Fuir ! Là-bas fuir ! disait-il en proie au délire Pourtant retenu ici par l’ennui Qu’y avait-il tout au bout du large Sinon l’abîme Quels îlots fertiles Quelles femmes aux seins lourds Quel exotisme de pacotille Oui partir ! Véloce comme Achille A la poursuite d’inaccessibles buts C’est ici pourtant qu’il faut vivre Dans le fracas muet des jours Même les tempêtes les plus terribles Prennent des airs d’insignifiants zéphyrs Et la tortue nonchalamment Poursuit sa route.
Namur 16/02/2018
Illustration : Polynésie française, carte postale, début du 20e siècle – Nini et Taitua (femmes tahitiennes)
Dans la rue. La femme était vraiment fâchée : « Va te faire foutre ! » L’homme n’était pas moins énervé : « Espèce de conasse ! Pétasse ! »
Cela a continué ainsi un certain temps. Tout au long de l’échange, je ne suis jamais parvenu à comprendre ce qui les avait excédés (j’ai même eu l’impression, un moment, qu’ils s’insultaient d’une manière codifiée, presque chevaleresque).
Ils sont repartis ensemble tout en continuant de s’injurier.
Rumes 28/12/2007
Illustration : Tournoi de Sorelois, 15e siècle (Source : Bibliothèque nationale de France, Paris, France)
Je ne prétends pas être un poète. Je rôde aux frontières de la poésie et de la matière poétique. Mais je n’ai du poète ni la gravité ni la fantaisie. Encore moins la prétentieuse manie de vouloir accéder à « autre chose », à des degrés.
Les textes que j’écris sont plutôt des formes de complaisance vis-à-vis de mon intellect et de mon histoire (explicite et intime). Ma « poésie », en quelque sorte, n’est que ma « putain de service ».
Mon oncle Gaétan arriva, ce jour-là, tout enthousiaste chez nous. Il avait appris qu’un concours de musique, avec des prix à la clé, allait se dérouler dans une des écoles de la ville. Il convainc mon père que je dois participer à ce concours avec son fils. Rectificatif : pas nécessaire de convaincre mon père, cela allait de soi.
Le temps de sangler mon accordéon dans une sacoche et me voilà embarqué dans la Renault Dauphine. Direction l’école en question. Pour la circonstance, la grande pièce où se déroulait le concours avait été baptisée « Studio 64 ».
Affluence bon enfant des fancy-fairs d’antan, sans smartphones, sans selfies, sans Facebook et sans jeux vidéos.
Une estrade, c’est notre tour. Face au public et au jury. On installe les pupitres, on sort nos partitions de chansons populaires. Nous concourrons, en duo, mon cousin Angelo Gallo et moi, dans la section « instrumental », lui avec son accordéon rouge, moi avec mon accordéon vert. La prestation se passe plutôt bien. Applaudissements.
Il fallut attendre au soir la proclamation des résultats. Vive satisfaction des parents : nous avions gagné le premier prix. Nature de la gratification remise aux jeunes héros ? A chacun un pyjama !
Bruxelles 25/01/2016
Illustration : Le « Studio 64 » installé dans l’école des frères à Tourcoing (France), 1964 (photo Nord Eclair)
Non pas le dérèglement des sens Mais leur aiguisement Non pas l’enroulement du temps Mais son étirement Non pas les reflets blafards Mais la lumière crue Pas les gestes en sursis Mais le feu éclatant.
E così un altro anno è cominciato, con la speranza (mai sopita) in ognuno di noi che l’anno « nuovo » sarà migliore, più proficuo, più buono. L’eterno venditore di almanacchi del Leopardi all’angolo dell’anno nuovo.
E poi, il disincanto puntuale, gioie ma anche pianti, luci ed ombre, vittorie e disfatte. Banale corso dei giorni.
Ovviamente, non è il calendario che detta una sua legge (i calendari sono come dei notai : prendono atto in modo formale del « contratto » annuale), no, sono gli « eventi ». Sono proprio gli eventi a darci il senso del tempo, a segnare le cornici della nostra esperienza, a stimolare le nostre interpretazioni.
Ognuno, quindi, vive al ritmo di un calendario personale che solo raramente combacia con quello del vicino. I tempi sono diversi, le sensazioni, le reazioni anche.
Quello che ci accomuna con gli altri è la « fatalità » del dover vivere. Ed è per questo che gli almanacchi talvolta ci possono servire : come feticismo, come ricettacolo delle nostre angosce.
Bruxelles 16/01/2009
Illustration : Anonyme (école française), 17e siècle – Colporteur
En somme il faudrait rejoindre L’essentiel mais d’abord il Faudrait déterminer avec Précision son emplacement Et sa nature réelle Ensuite préparer une Expédition digne de ce nom Enfin être disponible Intérieurement sans compter que D’ici là beaucoup d’éléments sont Susceptibles de modification Et précisément les coordonnées Qui déterminent l’essentiel Par conséquent Je suggère de revoir ce Problème d’ici quelque temps.