Trait d’union impénitent J’ennoblie n’importe quelle tenue Surtout depuis que je possède L’abondante vertu de dédoublement
En duo ou en rang d’oignons Par grappes ou encore alignés Plusieurs de front J’affectionne surtout les poitrines Les épaules mais quoi également Les fesses les sexes et les dos Indépendamment que je sois de bois De toc ou d’argent.
Bruxelles 25/06/1991
Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – « Jeune femme au manteau » Image générée par IA (intelligence artificielle)
Le christianisme est-il l’expression d’un bouddhisme transplanté en Occident ? Plusieurs écoles philosophiques de la Grèce antique trouvent-elles leur origine en Inde et notamment dans le message bouddhiste ?
C’est ce que je crois.
Ma conviction est que l’enseignement bouddhiste, par deux fois s’est propagé dans l’Occident ancien et que les deux épisodes sont reliés aux formes successives prises par le bouddhisme : Petit et Grand Véhicule.
La forme première du bouddhisme s’est matérialisée dans les philosophies « pratiques » gréco-romaines, culminant dans le stoïcisme. La forme nouvelle a suscité le christianisme.
On a considéré que le bouddhisme s’était diffusé exclusivement en Asie du sud-est et en Extrême-Orient. Il n’en est rien. Il s’est étendu également en Occident.
Certes, il n’a gardé, en Occident, ni le nom ni l’apparence formelle du bouddhisme mais l’enseignement est bien passé.
Le message initial du Bouddha a imprégné l’élite intellectuelle et politique gréco-romaine. Le message « augmenté » (Grand Véhicule) a induit le personnage de Jésus — un disciple occidental du Bouddha — et l’institutionnalisation de l’Église chrétienne en Occident.
C’est donc à un périple qui aborde l’Inde, la Grèce, l’Égypte, la Palestine, Rome que je vous convie. Un voyage qui entrelace histoire et éléments de philosophie, de religion, de métaphysique.
(Quatrième de couverture de mon nouveau livre : « Bouddha, le Stoïcisme et Jésus. La projection du bouddhisme dans l’Occident ancien », 2024)
Illustration : Antique représentation artistique de Jésus et du Bouddha On remarquera les identiques posture et gestualité ainsi que l’identique figuration symbolique d’un halo entourant la tête Image extraite de l’ouvrage de A. Foucher, « L’art gréco-bouddhique du Gandhâra (…) », 1922
L’Histoire a elle-même une histoire. Non pas seulement dans le sens de l’approche des faits et des évènements suivant les hommes et les époques. Mais bien dans le sens que les faits et les évènements se modifient au fil du temps.
Comme si des univers parallèles voulaient émerger dans le présent.
Rumes 14/12/2014
Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – « Univers parallèles en train d’émerger dans le temps » Image générée par IA (intelligence artificielle)
J’ai le plaisir de vous annoncer la publication de mon nouveau livre :
« Bouddha, le Stoïcisme et Jésus. La projection du bouddhisme dans l’Occident ancien »
Cet ouvrage vient exprimer ma conviction que le bouddhisme a projeté, à deux reprises, son enseignement dans l’Occident antique.
D’abord sous la forme des philosophies dites « pratiques » grecques (par-dessus tout le stoïcisme) et plus tard sous les atours du christianisme.
Il ne s’agit pas d’une thèse de doctorat (au sens proprement académique du mot), mais plutôt d’une libre réflexion, un essai, en somme !
Bien sûr, l’interprétation et l’intuition y jouent également leur part. Il ne s’agit pas d’une histoire romancée, encore moins d’une pure fiction (fiction littéraire).
Car mon interprétation du passé n’est pas disjointe de rationalité et d’un socle bibliographique.
Fruit d’une recherche attentive, le livre offre une convergence d’éléments et d’indices qui viennent conforter la conviction que j’expose dans cet ouvrage.
J’assume, cela va de soi, les prises de positions, hypothèses et résultats auxquels j’ai abouti au terme de cette recherche.
Pour l’anecdote, l’élaboration du livre s’est effectuée pendant la période exceptionnelle d’alerte et de confinement provoquée par la pandémie de Covid-19.
Giacomo Leopardi , le grand poète romantique italien, n’était pas un joyeux drille. D’une santé précaire, vieilli prématurément (une jeunesse perdue entre les pages des livres de la bibliothèque paternelle), il professait, peut-être par contrecoup, un matérialisme radical (inspiré des philosophes du 18e siècle).
Sa pensée matérialiste avait été, au 20e siècle, récupérée par la gauche marxiste. Mais quel rôle aurait-il pu tenir auprès des révolutionnaires léninistes-staliniens qui avaient pour mots d’ordre : efficacité, productivité et lendemains qui chantent ?
Lui, le chantre de la désespérance/remembrance revêtue de beaux atours poétiques et auteur d’une prose splendide mais étrange ?
Tournai 20/10/2009
Illustration : La bibliothèque de Giacomo Leopardi à Recanati (Marches, Italie)