Sincretismo

Se c’è qualcosa che caratterizza in modo inconfondibile la cultura italiana è proprio il sincretismo. Esso è presente nella storia d’Italia sin dall’antichità più remota e si protrae fino ai nostri giorni.

L’evento fondatore è indubbiamente il « fatto » etrusco. La nascita di questa prima Italia crea i lineamenti e il modello della futura cultura italiana.

Si sa che un fondo etrusco sia giunto in Italia dalla Lidia. La sua entità non è interamente discernabile. Questo trapianto, tuttavia, non avrebbe avuto successo a lungo termine se non fosse avvenuta una integrazione con gli elementi autoctoni.

L’« elaborazione etrusca » suppone quindi una capacità comunicativa, costruttiva e di assorbimento reciproco funzionante da entrambi le parti.

Questo atteggiamento diventerà, in seguito, il paradigma dell’azione di Roma (plasmata inizialmente proprio dagli etruschi) e la chiave del suo duraturo successo.

La cultura italiana erediterà dai romani questo « modus operandi » e questa « forma mentis ».

Rumes 1/07/2008

Illustration : Représentation du dieu étrusque Turms, vers 510/500 avant notre ère – Temple de Portonaccio de Véies (Museo Villa Giulia, Rome, Italie)

Turms est assimilé au dieu grec Hermès et au dieu romain Mercure

Peindre la nature (2/2)

Les sujets « modernes » deviennent incontournables en raison des changements radicaux qui se produisent dans l’environnement et le style de vie : industrialisation, émergence des machines, déclin du monde rural, urbanisation, révolution des transports (chemins de fer), avènement des stations balnéaires et débuts du tourisme…

En sortant des représentations mythologiques et des études d’ateliers, l’art se « modernise », se rapproche de la nature, est confronté aux effets de lumière en plein air, à la capture de l’instant présent, à l’expression de la spontanéité.

Des portes s’ouvrent, à cet égard, qui laissent entrevoir déjà un au-delà du réalisme…

Cette manière nouvelle de représenter le monde poursuivra ultérieurement le parcours suivant deux directions distinctes.

Une voie figurative qui restera proche de la « réalité apparente » tout en l’exprimant d’une façon moderniste voire proche d’une vision scientifique : certaines vues de facture pré-cinématographique, le pointillisme (divisionnisme, en Italie) qui préfigure ou anticipe la vision pixellisée des images créées par ordinateur, le futurisme avec son exaltation du dynamisme, plus tard l’hyperréalisme…

L’autre voie est celle de la « réalité intérieure », invisible, imaginative, fantasmée, fantaisiste, onirique : le symbolisme, le surréalisme, l’art abstrait…

Cette double approche se poursuit de nos jours, avec la production d’images générées par l’intelligence artificielle, pouvant combiner réalisme et subjectivité.

Rumes 14/05/2024
Tourcoing 5/05/2024

Illustration : Paul Signac, 1909 – Avignon. Soir (le château des Papes) (détail)

Paul Signac figure comme un éminent représentant du post-impressionnisme
Il est reconnu (avec Georges Seurat) en tant que pionnier dans le développement du pointillisme, une technique de peinture qui fait partie du mouvement néo-impressionniste

La technique du pointillisme consiste, pour créer une image, à appliquer de petites touches de couleur pure côte à côte sur la toile, plutôt que de mélanger les couleurs sur la palette

Peindre la nature (1/2)

« Peindre la nature. Paysages impressionnistes du musée d’Orsay », tel était le titre de l’exposition présentée au MUba de Tourcoing. Quelle appréciation exprimer après ma visite (avec JM) ? Quelles réflexions ont surgi dans mon esprit ?

L’exposition était bien organisée, par sections, depuis les origines du mouvement impressionniste jusqu’à sa postérité.

Le premier sentiment qui s’est manifesté en moi c’est celui d’un certain ennui devant les représentations de jardins et similaires. Jardins polis, d’agrément et de décoration. Affaire personnelle : il est vrai que je ne suis pas excessivement sensible aux « charmes » de la nature. D’autant plus ici qu’elle est conventionnelle.

Ce qui me conduit à un autre aspect. La similarité avec la photographie et la banalité de certains sujets représentés qui me font songer, à certains égards, à une ébauche de réalisme socialiste.

Car, de fait, dès lors que la société de l’époque est ébranlée et transformée par la révolution industrielle et l’avènement de la photographie, l’art (et tout particulièrement pictural) était inévitablement destiné à se redéfinir.

Tourcoing 5/05/2024
Rumes 14/05/2024

Illustration : Paul Huet, 1856 – Ciel d’orage

Paul Huet est considéré comme un précurseur de l’impressionnisme par son style naturaliste, ses techniques de peinture en plein air et son utilisation de tons purs et de formes simplifiées pour capturer les variations de lumière et d’atmosphère

L’image dans la poésie

Est-ce que dans la poésie l’image est tout ?
J’en doute.

De quoi alors est composé un texte ? D’images certes mais aussi d’énonciations, d’idéologie, de logique, de valeur ajoutée aux mots (ou prestige), de sonorités (ponctuées de silences). De mythologie personnelle.

Les « courts-circuits » provoqués par les images somptueuses sont tels uniquement en raison de la nouveauté des associations d’idées. Une fois cette « nouveauté » (ou le système) épuisée, cette association perd sa raison d’être poétique.

Taintignies 3/03/1989

Illustration : Giorgio De Chirico, 1913 – La récompense du devin (La ricompensa dell’indovino)

La floche

Alors, parfois la vie ressemble aux manèges de l’enfance, lorsque les gamins s’élancent — enthousiastes ou au contraires intimidés — pour conduire qui une moto, qui une voiture, un avion, un autobus. Ou galoper à califourchon sur un cheval.

Et, invariablement, il y a toujours un plus grand qui prend toujours la floche.

Rumes 5/12/2007

Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – « Manège pour enfants »
Image générée par IA (intelligence artificielle)

Le combat des strates

En somme, la réalité composée de « mondes parallèles » pourrait ressembler à une superposition de couches ou strates qui viseraient à émerger, globalement ou par éléments, à la surface en traversant les couches supérieures, afin de constituer notre réalité présente ainsi que la vision et la conscience de cette réalité « réalisée » (provisoirement).

Dans cette tectonique, tout, littéralement tout, serait susceptible de se transformer. Il n’y aurait donc pas une Histoire achevée mais bien une Histoire transitoire transformée et transformable en permanence (non seulement le futur mais également le passé).

Dans cette manière d’appréhender la réalité, les univers parallèles ne seraient pas distants mais bien extrêmement proches et se manifesteraient par de violents corps à corps pour émerger au premier rang afin de former notre réalité apparente.

Rumes 18/07/2022

Illustration : Strates de tuf et de quartz à Bordardoué, Le Palais (Belle-Île-en-Mer, France)

Sul tavolo i pomodori

(Sul tavolo i pomodori
Radicavano le loro sensazioni
E pulsavano una felicità interiore)

Ma é davvero una finzione
L’esser di carne disse il pittore
O è solo
Una comodissima accorta spiegazione
Volta a celare precipitose figurazioni

Considerando la colorazione
E poi la tessitura del reale
Quanti oblii occultati
Segni irrevocati
Perplesse ostinazioni

Immedesimarsi nel rossore
E spazzar via il niente
(I dubbi sciocchi ermetici e deludenti).

Bruxelles 14/12/1988

Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – « Pomodori »
Image générée par IA (intelligence artificielle)

Kiwis

Kiwis
Si votre peau brune velue
Ne paye pas de mine
Votre pulpe est riche
De mille bienfaits en perspective
Et quand je vous ouvre en coupe
Votre couleur verte intime me fascine
Avec vos striures et vos nègres graines
Vous rayonnez tel un mandala magnifique.

Rumes 10/05/2019

Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – « Kiwi vu en coupe »
Image générée par IA (intelligence artificielle)