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Cette année là (2/2)

Outre l’affection exprimée par toute la parentèle pendant la durée de notre séjour, ce furent aussi des semaines à la fois sereines et passionnantes.
Le retour sur les incontournables monuments grecs de la vallée des temples d’Agrigento mais aussi la découverte de la Villa del Casale à Piazza Armerina, une villa romaine du 4e siècle de notre ère, fameuse pour ses pavements en mosaïques.
Parmi les figures représentées dans cet édifice, celles figurant des femmes gymnastes s’adonnant à des exercices variés sont les plus réputées. Elles indiquent que le bikini existait déjà dans l’Antiquité !
Et puis le lac de Pergusa, site près duquel, suivant la légende, la déesse Proserpine, fille de Cérès, avait été enlevée par Pluton le dieu des Enfers.
Les environs du lac renvoient encore l’écho, dit-on, des pleurs de la mère qui s’efforçait désespérément de retrouver sa fille — en dépit du réconfort que tentaient de lui apporter les nymphes Nephélées…
Tout autour du lac, à l’époque moderne, une route avait été aménagée pour former un circuit automobile.
C’est ainsi que nous avons assisté à une course de bolides (Formule 2) comptant pour le championnat. Parmi les pilotes dont le nom était annoncé par haut-parleur figurait Henri Pescarolo. Les courses se déroulaient avec leurs vrombissements et dépassements caractéristiques.
Au cours de leurs rondes mécaniques véloces et vives, les pilotes n’avaient pas le temps d’admirer le scintillement du soleil sur l’étendu d’eau centrale et placide.Rumes 22/12/2023
Illustration : Jeunes femmes vêtues d’un bikini en train de s’adonner à des exercices sportifs, fin du 3e/début du 4e siècle (Villa del Casale, Piazza Armerina, Sicile, Italie)
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Cette année là (1/2)

Dans les semaines qui précédèrent les vacances d’été, cette année là (*), la famille réunie devait faire un choix important. Acheter un frigo ou partir en vacances. Nos moyens étaient limités. Il fallait prendre une décision. Ce fut vite fait. Surtout par nous autres, les enfants. Argument imparable : les vacances auraient duré un mois. Le frigo, aurait servi pendant de nombreuses années. Boissons fraîches, conservation des aliments, glaçons à disposition…
Aucun regret.
Fini les bouteilles de bière ou de limonade mises à rafraîchir dans le lavabo ou l’évier en y faisant couler de l’eau froide.
Fini de stocker dans la salle de bain — la pièce la plus fraîche de l’appartement — bières ou bacs de fruits et légumes.
Le frigo trônant désormais dans la cuisine, c’était formidable !
Seulement voilà. A peine une paire de jours après l’achat qui avait comblé tout le monde, mon père sentit le désir de vouloir partir tout de même en vacances en Sicile. Nostalgie de son pays natal ? Peut-être. Plus sûrement le besoin de soleil qui pouvait l’aider à supporter ses soucis de santé.
Mais surtout, la réflexion suivante : puisque nous aurions logé chez les grands-parents, les dépenses de nourriture auraient été globalement équivalentes à celles qui auraient été soutenues en restant à la maison.
Donc, l’effort consistait dans le coût du voyage (par chemin de fer). Après concertation entre les parents, on alla puiser dans les réserves et mon père acheta immédiatement les billets.
Ce furent de belles et mémorables vacances, cette année là encore.Rumes 22/12/2023
Illustration : Publicité vintage de réfrigérateur
*1969, dans mon souvenir
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Les fèves

Les fèves m’interpellent
Par leurs cosses rustiques
Presque solides
Leurs belles dimensions
Leur aspect lisse et brillant
Mais surtout parce qu’en les voyant
Je revois ma mère dans sa maison
En train de les préparer à sa manière
Et j’entends sa voix même.Rumes 18/11/2018
Illustration : Arcangelo Petrantò, 2025 –Cosses de fèves sur une table de cuisine
Image générée par IA (intelligence artificielle) -
Les adieux dupliqués

Un soir de brume je traversais
La Grand-Place de Tournai
Avec elle à mes côtés
Si nos pas résonnaient
Nos voix restaient muettes
Témoin distrait le beffroi
Gris-bleu (veiné de reflets violets).Rumes 2/03/2024
Illustration : Tournai dans la brume – Le beffroi
Image modifiée par IA (intelligence artificielle) -
Giuseppe Arconati Visconti e Costanza Trotti
Il castello di Gaasbeek, un centro di italianità risorgimentale

La sorte riservata all’Italia, nell’ambito della riorganizzazione politica europea elaborata al congresso di Vienna (1815), non è affatto brillante : l’Italia, spezzettata una volta ancora, ricade sotto il giogo straniero, in questo caso austriaco.
Sorgono società segrete aventi per obiettivo supremo di liberare il paese e di unificarlo politicamente.
Dei moti vengono organizzati ma falliscono. La repressione colpisce in modo estremamente rigoroso i patrioti. Quando possono fuggire, numerosi sono coloro che si esiliano volontariamente.
Un flusso di esuli provenienti dalla penisola raggiunge il Belgio, considerato paese liberale.
Fino al momento dell’unificazione italiana una vera e propria comunità formata da esuli transalpini si raggruppa principalmente a Bruxelles.
Tra le figure degli esuli italiani in Belgio si distingue particolarmente quella del marchese Giuseppe Arconati Visconti (Milano 1797 – Milano 1873), nipote di Paolo Arconati.
Favorevole all’indipendenza italiana, Giuseppe Arconati milita nelle file dei patrioti liberali contro l’occupante austriaco. Nel 1821, scampa per poco all’arresto ed è costretto all’esilio; prima a Parigi, quindi in Belgio, a Gaasbeek, nel castello di proprietà della sua famiglia.
Condannato a morte in Italia nel frattempo, Arconati s’impegna a fare della sua dimora un luogo d’incontro e di raccolta degli esuli politici italiani del campo moderato (in contrapposizione ai sostenitori di Filippo Buonarroti) [un rivoluzionario pisano anch’egli esule a Bruxelles in quegli anni]. Sua moglie, Costanza Trotti (Vienna 1800 – Vienna 1871), lo asseconda in questa azione.
Arconati tornerà in Italia soltanto nel 1838. Il fallimento dei moti milanesi del 1848 lo costringerà ulteriormente a stabilirsi nel Piemonte dove sedierà al Parlamento. Più tardi, nel 1865, sarà elevato al rango di senatore del Regno d’Italia. Muore a Milano l’11 marzo 1873.
Nei loro salotti, a Bruxelles dove possiedono un palazzo privato (Place Royale) e a Gaasbeek, i coniugi Arconati accolgono artisti ed eruditi, come Quinet, Longfellow o Adolphe Quetelet. Molti belgi, non meno autorevoli, partecipano agli incontri che organizzano. Esuli italiani famosi e meno famosi vengono ospitati più a lungo nel castello.
Il poeta Giovanni Berchet (Milano 1783 – Torino 1851), vi risiede a partire dal 1829. Pur occupandosi dell’istruzione di Carlo, figlio del marchese Arconati, egli studia la letteratura spagnola e traduce « I Nibelunghi » e « L’Iliade ». Pubblicherà inoltre a Bruxelles, nel 1837, una raccolta di « Vecchie romanze spagnole » tradotte in lingua italiana.
Lo scrittore e critico Giovita Scalvini (Botticino, Brescia, 1791 – Brescia 1843) vi rimane, a partire dal 1833, fino al suo ritorno a Brescia nel 1838. In quell’ambiente, si dedica alla traduzione in italiano della prima parte di « Faust ».
Il conte Giovanni Arrivabene (Mantova 1787 – 1881), anch’egli condannato alla pena capitale in Italia, soggiorna nel castello, in modo intermittente (soprattutto d’estate), dal 1827 al 1859, data alla quale torna in Italia.
Durante il suo esilio a Gaasbeek, il conte Arrivabene « non rimaneva ozioso, scrive Herman Vandormael. Nel 1832, su richiesta di N. W. Senior, economista e professore a Oxford, il quale si interessava vivamente ai problemi sociali, condusse un’indagine a Gaasbeek sotto forma di domande e risposte dettagliate che dovevano dare un’immagine del tenore di vita dei braccianti agricoli. Accompagnato dal parroco o dalla guardia campestre che fungevano da interprete, Arrivabene faceva il giro delle case per esaminare come la gente era alloggiata e vestita, cosa mangiava, come lavorava, se i bambini frequentassero la scuola, ecc. Nel 1907, il capofila socialista Emile Vandervelde attinse nel lavoro del conte Arrivabene per il proprio studio : « E’ migliorata la situazione nelle campagne ? Un villaggio brabantino nel 1833. Gaesbeek. Com’è adesso. » Vi pubblicava i risultati della propria indagine condotta per mezzo delle 154 domande poste agli abitanti di Gaasbeek da Arrivabene. Ne trasse la conclusione che il tenore di vita tra il 1833 e il 1907 era aumentato molto leggermente, ma che i braccianti agricoli ed i piccoli agricoltori indipendenti continuavano a vivacchiare miseramente. »
Oltre a quest’indagine, che colloca il conte Arrivabene tra i precursori della sociologia moderna, l’esule italiano contribuisce utilmente ai lavori di diverse commissioni governative volte a migliorare la situazione delle classi lavoratrici.Rumes 08/2017
Illustration : Vue aérienne du château de Gaasbeek (Brabant flamand, Belgique)
Le château présente un aspect médiéval de l’extérieur et des façades Renaissance côté cour
Brano tratto da « Histoire des Italiens en Belgique, de César à Paola », Arcangelo Petrantò, ACLI Belgio, 2000 (traduzione in italiano a cura dell’autore)
Publié in : Club di conversazione italiana di Tournai (Lo Specchio), Bollettino n. 227 / settembre 2017
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Barrières des mondes

Je ferme les yeux et tout s’estompe
Mon corps lui-même ses frontières
Deviennent poreuses d’abord
Ensuite elles disparaissent
Reste la conscience
Prête elle-même à disparaître
Présage du néant
Est-ce là l’illusion
Dont parlent les poètes ?
Les barrières des mondes
N’auraient donc
Que l’épaisseur des paupières ?Bruxelles 13/10/2009
Illustration : William Turner, vers 1840-1845 – Yacht s’approchant de la côte
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Que valent les instants
(à Sabine Vuylsteker)

Que valent les instants
Si l’on vit hors du monde
Que vaut le monde
Si on ne vit pas à travers les instants
Ici et maintenant
Le fil du temps si ténu
Instants évanescents
Le vaste monde
Si étroit pourtant
Un rêve inouï seulement ?Bruxelles 24/11/2004
Illustration : Léon Spilliaert, 1907 – Femme sur la digue
Sabine Vuylsteker (1957-2004)
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Une fois la réalité usée

Une fois la réalité usée effondrée
Il ne reste plus qu’un socle lourd
Fermé
Dernier vestige
De l’optimisme conquérant
(Ou réduit orgueilleux
Secret creuset de l’insurrection ?).Bruxelles 2/10/1997
Illustration : Arcangelo Petrantò, 2025 – Vestiges de fortifications
Image générée par IA (intelligence artificielle) -
Paolo Arconati-Visconti, un personaggio accattivante e fantasioso

Tra gli italiani che vivono in Belgio durante il periodo rivoluzionario e napoleonico, una delle figure più notevoli è senza dubbio il marchese Paolo Arconati Visconti, discendente da una famiglia aristocratica milanese.
Stabilito a Gaasbeek, nel Brabante, dove possiede un castello, egli accede a funzioni di primo piano nel 1797, quando viene eletto sindaco di Bruxelles, prima di essere rimosso dal Direttorio, dopo pochi mesi.
Dopo il colpo di Stato di Napoleone, egli accetta, il 26 aprile 1800, nonostante l’ampiezza del compito da svolgere, di essere nominato alla guida del comune di Bruxelles. Purtroppo, la gravità della situazione è così desolante (pesante deficit di bilancio, ristagno economico…), la coalizione degli oppositori alle sue iniziative di riforme così forte, che egli si dimette dopo solo tre mesi, una volta rifiutate le sue proposte che includevano persino l’impegno della propria fortuna personale.
Delegato del dipartimento della Dyle, assiste a Parigi, il 23 settembre dello stesso anno, alle feste della Repubblica.
Alcuni mesi più tardi è nominato membro del Consiglio generale del dipartimento della Dyle, funzione che ricoprirà fino al 1811, e torna a sedere, dal 1804, al consiglio comunale di Bruxelles, ma questa volta come semplice consigliere.
Personaggio accattivante, Paolo Arconati unisce all’attivismo politico, un comportamento originale se non addirittura fantasioso la cui memoria leggendaria si è tramandata fino ai nostri giorni.
Così un giorno egli propone di adibire a serbatoio d’acqua, a sue spese, una torre delle mura di cinta in disuso di Bruxelles. Un’altra volta, protesta per non aver ricevuto, al « Te Deum » il posto che gli spettava. Prevede la costruzione di una strada che collegherebbe Gaasbeek alla carreggiata di Mons, per raggiungere più facilmente Bruxelles e Parigi, e la costruzione, all’incrocio, di una gigantesca piramide in stile gotico che sarebbe attraversata dalle strade. Fa innalzare, in onore di Napoleone, che egli ammira, un arco di trionfo nel parco di Gaasbeek e fa ricostruire, a sue spese, la navata laterale di destra della chiesa di Vlezenbeek. Nel 1811, acquista la Casa del Re sulla Grand-Place di Bruxelles, la fa restaurare e fa ristabilire, sulla facciata, la statua della Vergine che una volta l’ornava. Al primo piano dell’edificio, ripristina la vecchia camera di retorica « Den Wyngaerd » che può così rinascere grazie alla sua protezione. Più tardi, sotto il regno di Guglielmo I, fa attaccare alla sua carrozza cinque cavalli ed una mula perché l’etichetta prevede che attaccare sei cavalli sia un appannaggio della famiglia reale.
Grande viaggiatore, Paolo Arconati percorre l’Europa intera, dall’Inghilterra alla Polonia e alla Russia, dalla Francia alla Svezia e fino in Lapponia. Ma è soprattutto il suo viaggio in Turchia, compiuto nel 1810, che gli lascia un ricordo incantevole. Al ritorno, decora il suo castello alla maniera orientale e si trasforma in principe ottomano, con turbante e pugnale damaschinato.
Un capitano inglese di passaggio a Gaasbeek nel 1815 lo descrive come « al di sotto della media, un po’ curvato dagli anni, magro, esile e indaffarato… lineamenti regolari… occhi vivi, brillanti, intelligenti… Il suo abito era interamente turco. (…) Non so quali fossero i suoi sentimenti religiosi, ma sotto qualsiasi altro aspetto era diventato un turco perfetto… »
Paolo Arconati muore a Bruxelles il 20 agosto 1821. L’eccentricità del marchese italiano si era accentuata ancor di più verso la fine della sua vita. Allo scopo di meditare sui momenti ultimi aveva addirittura preso l’abitudine di rimanere disteso in una bara aperta !Rumes 08/2017
Illustration : Paolo Arconati-Visconti (1754 – 1821)
Brano tratto da « Histoire des Italiens en Belgique, de César à Paola », Arcangelo Petrantò, ACLI Belgio, 2000 (traduzione in italiano a cura dell’autore)
Publié in : Club di conversazione italiana di Tournai (Lo Specchio), Bollettino n. 227 / settembre 2017
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Les deux dimensions du karma

Les deux dimensions du karma pourraient être assimilées l’une aux situations dans lesquelles on se retrouve plongé ou auxquelles on se trouve confronté, l’autre au tempérament de chacun qui impulse notre réaction.
L’idée serait, compte tenu de ces considérations, de sortir de cette combinaisons d’états par le haut !Rumes 31/12/2020
Illustration : Représentation imagée du karma