Così come tentiamo di creare il futuro, così tentiamo anche di creare il passato. Viviamo nel cono di luce del presente. Tutto il resto è soggetto a elaborazione. Sono le realtà alternative. E la storia è un riflesso di questa movimentazione. Il passato « esiste » e « non esiste ».
Rumes 10/03/2022
Illustration : Arcangelo Petrantò, 2023 – « Cono di luce del presente » (Cône de lumière du présent) Image générée par IA (intelligence artificielle)
A l’approche de Noël, immanquablement, il ressortait tout l’attirail de la crèche : l’étable, l’âne et le bœuf, les bergers et les moutons, Marie et Joseph et, bien entendu, le nouveau-né (certes, un peu anticipativement).
Il plaçait le bel ensemble (tout en plastique) sur une table basse dans le hall d’entrée. Employés et visiteurs pouvaient ainsi admirer en 3D lors de leurs allées et venues ce symbole de la Nativité.
Mais l’humour avait été aussi convié à la partie par l’ordonnateur pince-sans-rire. Le « divin enfant » était minusculement disproportionné par rapport aux autres figures de la crèche. Une grosse loupe était déposée sur la table et à partir de cet instrument une flèche pointait vers la crèche avec, écrit dessus, « petit Jésus ». Hilarité assurée.
Les festivités terminées, la crèche avec tous ses personnages était remisée dans un sachet plastique gris du type habituellement utilisé pour les déchets. Hélas, lorsque le Service a déménagé, l’an dernier, rien ne ressemblait plus au sachet gris contenant la crèche que tous les autres sachets gris contenant de vrais rebuts. Le petit Jésus (avec tout l’attirail de la crèche) fut jeté à la poubelle.
Le bébé, depuis, est porté disparu.Mauvaise nouvelle. Aucun miracle n’a eu lieu. L’année prochaine, peut-être, qui sait ?
Tournai 16/12/2008
Illustration : Arcangelo Petrantò, 2023 – « Petit Jésus à la loupe » Image générée par IA (intelligence artificielle)
Sur la ligne Tournai-Bruxelles les faits divers se sont accumulés pendant la semaine dernière. Bris de caténaire, vol de câbles (le cours du cuivre s’est envolé, dit-on), deux suicides (une femme d’abord, un homme dans la quarantaine ensuite : juste équilibre des sexes).
(Quasi) routine du voyageur tranquille. Dépité seulement par le détournement forcé qu’il doit subir et les minutes qu’il va perdre sur le relevé de présence journalière dans son service, au ministère, à l’usine.
Le scandale de se suicider en public. De déranger inopportunément les « autres ». Pour le reste, tout rentre dans l’ordre très vite. En raison du retard, les passagers arrivés à Tournai et qui devaient se rendre à Lille ont eu droit au taxi pour rejoindre cette ville.
Bruxelles 22/10/2007
Illustration : Train à l’arrêt à la gare de Tournai (Belgique)
Les petits pois me ravissent Par leurs rondeurs empathiques Leur cortège ribambelle Ils insinuent avec allégresse Leur entrain communicatif Et disposent même (En ce qui me concerne) A devenir philosophe Ne figurent-ils pas Dans leur flux d’atomes Les multiples fractions du monde ?
Sost 15/08/2018
Illustration : Arcangelo Petrantò, 2023 – « Cortège de petits pois » Image générée par IA (intelligence artificielle)
Nous étions, mon ami Bernard Gabreau et moi, montés au clocher de l’église Saint-Christophe à Tourcoing. Et puis nous avions emprunté un couloir obscur et nous nous étions retrouvés — à la faveur d’une porte restée entr’ouverte pour cause de travaux — dans le « grenier » de l’église.
Découvertes émerveillées et fantastiques : de vieux objets, une arbalète, des photos anciennes, un casque allemand à pointe, un drapeau nazi ! (sept. 73).
Un peu plus tard, parvenus au carillon, je fis jouer, par le carillonneur, un Ave Maria.
Tourcoing 24/10/1973
Illustration : Eglise Saint-Christophe à Tourcoing (France), v. 1965
La fin de la poésie. C’est-à-dire une sorte de terminus des illusions. Le désenchantement. Est-ce aussi la fin de la thérapie, de l’élaboration, de l’entreprenante « virtù » ?
Bruxelles 27/11/1992
Illustration : Arcangelo Petrantò, 2023 – Le désenchantement Image générée par IA (intelligence artificielle)
Les jardins de la Villa d’Este Baignent dans la brume Décembre Ô fastes de la Renaissance
Les allées S’ouvrent au hasard De mes pas Et découvrent Ici une fontaine frêle Là un aigle hautain
Partout présent Le bruit de l’eau
Cascades et jeux d’eau
Cent gueules sculptées Déversent l’onde Sous une frondaison dorée
Au milieu du parc Des bassins silencieux Se reposent
Le lierre serpente Sur les murs anciens
Je gravis Des marches qui me transportent Sur un large balcon D’où j’aperçois Tout en bas La silhouette d’une femme Au loin La forme imprécise des cyprès.
Tivoli 7/12/1975
Illustration : L’allée des Cent Fontaines (« Viale delle Cento Fontane »), Villa d’Este, Tivoli (près de Rome, Italie)
La série « Ancient aliens » est passionnante. Non pas pour des vérités qui seraient révélées mais pour la somme d’hypothèses, de conjectures et de questionnements qu’on y trouve. Un cheminement entre histoire, mythologie, religion et symboles…
De fait, sans parvenir à des certitudes, cette série met toutefois en relief et en connexion tellement d’éléments connus, inconnus et méconnus, qu’elle peut provoquer un trouble et ouvrir des réflexions fécondes.
On navigue certes dans des récits paraissant invraisemblables mais qui possèdent cependant la force des intuitions poétiques…
Rumes 5/08/2017
Illustration : Bas-relief de la dalle scellant le sarcophage du souverain maya Pakal (615-683) dans la pyramide érigée sur le site de Palenque (Mexique)
Suivant l’interprétation des partisans de la théorie des anciens astronautes, ce bas-relief représenterait un homme assis aux commandes d’un engin volant