Je viens de terminer la lecture de deux ouvrages de Philippe Guillemant : « La route du temps » et « La physique de la conscience ». Ouvrages qui m’apparaissent intuitif le premier, plus ardu le second.
Les recherches de Philippe Guillemant sur la double causalité sont intéressantes, dans la perspective de la compréhension unifiée de l’infiniment petit et de l’infiniment grand.
Si je suis parfaitement d’accord avec l’auteur sur le principe de continuum de la réalité, avec la conscience comme excitatrice du vide quantique induisant les manifestations du réel, cela n’a pourtant rien de nouveau conceptuellement.
Les philosophies orientales et le Bouddha en particulier avaient déjà annoncé que tout est basé sur la conscience et que tout est mouvement !
La nouveauté de Guillemant est de vouloir introduire cette approche « spirituelle » dans la recherche scientifique.
Encore une fois, l’esprit occidental, suivant sa méthode, va vouloir décortiquer techniquement l’esprit.
Mais derrière tout cet apparat, y compris de vocabulaire, double causalité, importance essentielle de l’intention, et tous les calculs savants, voilà que semble repointer du nez l’ancienne et noble spiritualité !
Car qu’est ce que l’intention sinon la prière ? Qu’est ce que l’influence du futur sur le présent sinon la manifestation des effets de la foi ? Qu’est ce que le dialogue avec l’Ange sinon le dialogue intérieur avec Dieu ou tout autre divinité ou encore principe moteur de l’univers visible et invisible ?
Je dirais plus : en ce qui concerne les synchronicités, le monde antique avait déjà, pourrait-on dire, institutionnalisé la science des signes prémoniteurs ou signifiants, certes d’une manière empirique !
Rumes 13/09/2020
Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – Représentation artistique de la double causalité : changement de la ligne temporelle Image générée par IA (intelligence artificielle)
Percorrendo le strade che S’inerpicano lungo i colli lenti
Camminando per le vie strette che Cuciono i robusti paesetti
Assorbendo i pigmenti che Risaltano dai campi propensi
Respirando la fortezza che Pervade l’aria pungente
Cogliendo l’avanzo di tempo che Trabocca dai cipressi pazienti
Quante cose ho sentito Attraversando il vostro paese — O Tusci — tra i confini del Mare E Velathri la possente.
Montescudaio 14/04/1993
Illustration : Porta all’Arco (ou dell’Arco), Volterra (Toscane, Italie)
Intégrée aux anciens murs d’enceinte de la ville, cette porte étrusque monumentale fut érigée entre le 4e et le 3e siècle avant notre ère Velathri était le nom originel étrusque de Volterra
J’ignore ce qui vient après la mort, paradis ou enfer ou néant. Par contre je sais que dans la vie présente ce qui est permanent, et même forme le socle de notre conscience, ce sont l’angoisse et la souffrance.
Celles-ci sont inhérentes à l’état « matériel » de la vie, à son extrême fragilité, à la férocité de l’environnement naturel.
La faim, la soif, l’instinct nous régissent. La terreur de vivre nous a poussés à fabriquer des règles ou des utopies pour supporter ou justifier les structures du vide. Pour en être dupes.
Nous élaborons des projets pour remplir le temps, pour tenter de le réduire à nos dimensions.
Mais la douleur est toujours à l’affût derrière le hasard des jours et nous reconduit invariablement au cœur de notre condition.
Bruxelles 27/03/1997
Illustration : Le paradis de Shambhala, bannière tibétaine (soie peinte), Musée national des arts asiatiques-Guimet, Paris, France
Se c’è qualcosa che caratterizza in modo inconfondibile la cultura italiana è proprio il sincretismo. Esso è presente nella storia d’Italia sin dall’antichità più remota e si protrae fino ai nostri giorni.
L’evento fondatore è indubbiamente il « fatto » etrusco. La nascita di questa prima Italia crea i lineamenti e il modello della futura cultura italiana.
Si sa che un fondo etrusco sia giunto in Italia dalla Lidia. La sua entità non è interamente discernabile. Questo trapianto, tuttavia, non avrebbe avuto successo a lungo termine se non fosse avvenuta una integrazione con gli elementi autoctoni.
L’« elaborazione etrusca » suppone quindi una capacità comunicativa, costruttiva e di assorbimento reciproco funzionante da entrambi le parti.
Questo atteggiamento diventerà, in seguito, il paradigma dell’azione di Roma (plasmata inizialmente proprio dagli etruschi) e la chiave del suo duraturo successo.
La cultura italiana erediterà dai romani questo « modus operandi » e questa « forma mentis ».
Rumes 1/07/2008
Illustration : Représentation du dieu étrusque Turms, vers 510/500 avant notre ère – Temple de Portonaccio de Véies (Museo Villa Giulia, Rome, Italie)
Turms est assimilé au dieu grec Hermès et au dieu romain Mercure
Les sujets « modernes » deviennent incontournables en raison des changements radicaux qui se produisent dans l’environnement et le style de vie : industrialisation, émergence des machines, déclin du monde rural, urbanisation, révolution des transports (chemins de fer), avènement des stations balnéaires et débuts du tourisme…
En sortant des représentations mythologiques et des études d’ateliers, l’art se « modernise », se rapproche de la nature, est confronté aux effets de lumière en plein air, à la capture de l’instant présent, à l’expression de la spontanéité.
Des portes s’ouvrent, à cet égard, qui laissent entrevoir déjà un au-delà du réalisme…
Cette manière nouvelle de représenter le monde poursuivra ultérieurement le parcours suivant deux directions distinctes.
Une voie figurative qui restera proche de la « réalité apparente » tout en l’exprimant d’une façon moderniste voire proche d’une vision scientifique : certaines vues de facture pré-cinématographique, le pointillisme (divisionnisme, en Italie) qui préfigure ou anticipe la vision pixellisée des images créées par ordinateur, le futurisme avec son exaltation du dynamisme, plus tard l’hyperréalisme…
L’autre voie est celle de la « réalité intérieure », invisible, imaginative, fantasmée, fantaisiste, onirique : le symbolisme, le surréalisme, l’art abstrait…
Cette double approche se poursuit de nos jours, avec la production d’images générées par l’intelligence artificielle, pouvant combiner réalisme et subjectivité.
Rumes 14/05/2024 Tourcoing 5/05/2024
Illustration : Paul Signac, 1909 – Avignon. Soir (le château des Papes) (détail)
Paul Signac figure comme un éminent représentant du post-impressionnisme Il est reconnu (avec Georges Seurat) en tant que pionnier dans le développement du pointillisme, une technique de peinture qui fait partie du mouvement néo-impressionniste
La technique du pointillisme consiste, pour créer une image, à appliquer de petites touches de couleur pure côte à côte sur la toile, plutôt que de mélanger les couleurs sur la palette