En 1999, j’estimais n’avoir plus rien à dire dans le domaine poétique. Je cessai donc d’écrire de la poésie.
Lors d’une visite à la librairie du Soir, rue royale à Bruxelles, je remarquai un livre de nouvelles écrit par un écrivain italo-belge, Carino Bucciarelli.
Après l’avoir feuilleté, je décidai de l’acheter. Je le lus d’une traite. En refermant le livre, je me dis : « Mais des nouvelles comme celles-ci, je saurais en écrire aussi ! ».
C’est ainsi que j’ai commencé à écrire mes « histoires brèves ».
Rumes 20/02/2006
Illustration : La planète verte et autres histoires brèves, publié en 2006 (éditions Les déjeuners sur l’herbe)
Quatrième de couverture : Dans ces histoires courtes, le réalisme côtoie l’imaginaire, le fantastique, l’ironie et débouche sur le paradoxe et le scepticisme. Critiques souvent acerbes de notre société, ces récits soulèvent les grandes questions sur la vie et ses limites, les prouesses humaines, les développements technologiques… L’écriture est nette, précise, acérée… mais surtout visionnaire. Chaque histoire est une porte ouverte laissée à l’imagination du lecteur. Intrigant ! Un livre à lire, à méditer, à suivre…
Toute expérience est personnelle, intime et exclusive. Tout message, même apparemment universel, nous est adressé personnellement. Chaque instant nous est exclusif. C’est à nous-mêmes d’en saisir le sens et l’usage. Je dirai donc que la réalité nous est particulière. Construite sur mesure et pour notre usage discrétionnel.
Tournai 12/05/2015
Illustration : Gerard ter Borch, vers 1655 – Une dame dans sa chambre
Votre dureté n’est qu’apparente Carottes mais votre cœur est tendre Vous savez vous tenir droit comme des soldats Mais soldats de bois Qui aussitôt s’effondrent sous la flamme Votre destinée véritable ? Fraterniser.
Sost 18/08/2018
Illustration : Arcangelo Petrantò, 2026 – Carottes-soldats de bois au cœur tendre Image générée par IA (intelligence artificielle)
Roma è stata un bene o un male per l’Italia ? A questa domanda retorica difficilmente si può rispondere. Talmente nel corso dei secoli Roma e Italia sono state così indissolubilmente legate.
Basta osservare che il concetto stesso di « Italia » nasce nell’ambito della storia romana da una contrapposizione momentanea tra Roma e gli alleati italici (che si definiscono in modo unitario come « Italia »).
Gli « italiani » alleati di Roma rivendicano gli stessi diritti dei Romani (guerra sociale). Si tratta quindi di una richiesta di integrazione.
Una volta accettate le rivendicazioni — dopo la disfatta militare degli « italiani » — l’Italia diventa una espansione fisica di Roma.
E Roma inaugura in tal modo una gestione del suo potere che gli permetterà in seguito di integrare mirabilmente nel suo « sistema » popoli, culture, religioni di diversa estrazione.
In quel sistema, fino alla caduta di Roma, l’Italia rimarrà sempre il cuore.
Nei secoli che seguono il crollo di Roma, l’Italia diventa un’« espressione geografica » e non più politica. Ma il ricordo di Roma — che è insieme un’idea, un modello, una disciplina — continua a plasmare il pensiero e l’azione politica e culturale dell’Occidente e dell’Italia in particolar modo.
Venezia, nata da profughi romani, è un proseguimento marinaro dell’impero romano. La Roma cristiana potrebbe definirsi, peraltro, come una continuazione spirituale dell’universalismo romano.
Più in là poi, Roma antica con la sua arte e la sua lingua, le sue leggi e il suo esempio — commistione di virtù ed energia — si ritrova di nuovo al centro del rinnovo rinascimentale. Il Rinascimento, un vero e proprio impero romano immateriale.
L’unificazione italiana, il Risorgimento — lo stesso nome esprime già tutto — associa sin dall’inizio l’Italia a Roma. Roma diventerà capitale del nuovo regno e l’espansione coloniale si attuerà permanentemente sotto le insegne ideali della « gloria di Roma ». Il Fascismo, attraverso i suoi fasti, la sua teatralità architettonica e il suo « totalitarismo » sociale intendeva fondere in una sola entità italianità e romanità.
Più recentemente, le autostrade italiane del novecento, paragonate alla rete viaria di Roma antica, la firma a Roma (1957) del Trattato che ha istituito la Comunità europea, gli stessi « peplum » del cinema italiano degli anni ’50 e ’60 del secolo scorso, la tentazione, sempre ricorrente, di un’« ambizione mediterranea » sono esempi che dimostrano quanto il « concetto » di Roma sia sempre vivace, duraturo nelle azioni e nell’immaginario dell’Italia contemporanea.
E persino in versione « negativa ». Bossi, quando parla dell’Italia del Nord celtica per giustificare la sua richiesta di autonomia/secessione fa un vero e proprio salto indietro nel tempo fino all’Italia preromana.
È un dato di fatto che l’Italia senza « Roma » diventa un’entità non soltanto minore ma anche senza spinta ideale — una provinciuola.
È proprio l’« idea » di Roma che ha sempre obbligato e continua ad obbligare tuttora gli italiani a « concepire » e a modellare la realtà in base a criteri di costruzione « globale ».
Bruxelles 17/03/2008
Illustration : Le denier de Corfinium, émis vers 90 av. notre ère, pendant la « guerre sociale » qui oppose la République romaine et les alliés italiens entre -91 et -88
La pièce porte explicitement le nom ITALIA C’est la première apparition attestée de ce nom sur une monnaie
Corfinium, dans les Abruzzes, était la capitale des confédérés italiques — alliés italiens (ou socii) — qui réclamaient l’accès à la citoyenneté romaine
Rome finit par gagner militairement la guerre mais les Italiens obtiennent après -89/-88 ce qu’ils demandaient : la citoyenneté romaine et l’égalité juridique
Peut-être le raccord entre le monde à l’échelle macroscopique et le monde quantique n’« existe » tout simplement pas. Il pourrait s’agir d’une illusion (à la manière de la figuration du mouvement perpétuel, dans la lithographie d’Escher : « La cascade »).
Chaque plan, niveau, degré, échelon, pourrait avoir ses propres règles et toutes les échelles pourraient ne pas être compatibles entre elles.
Une perspective, en somme, similaire à celle évoquée dans la conception d’une pluralité d’univers parallèles gouvernés par des statuts différents…
Tournai 30/06/2015 (augmenté Rumes 6/08/2026)
Illustration : M. C. Escher, 1961 – La cascade (ou chute d’eau)
Larmes poignantes larmes retenues Larmes sèches gravées à l’eau-forte Discours chansons paroles vives Nous ne sommes pas ici pour avoir peur Même si vulnérables sont nos êtres et frêles
Les éclairs frappent et le tonnerre résonne Jusque dans les vallées profondes des cœurs L’une après l’autre s’ouvrent les portes Joachim est venu rejoindre Albertine
Mais contrairement à Orphée Il ne rebrousse pas chemin Et l’écran s’éteint.
Tourcoing 1/08/2026
Illustration : Gioacchino et Albertine Capture d’écran à partir d’une vidéo réalisée par Calogero Giudice, générée par IA (intelligence artificielle), pour les funérailles de Giocchino Giudice, en hommage au couple formé par Gioacchino et Albertine, ses oncle et tante disparus en l’espace de trois mois
Ce texte est dédié aux familles de la fratrie des Giudice Par amitié pluridécennale