(Interlude fantaisiste)

Le kiwi ne dit jamais non !
Rumes 9/03/2006
Illustration : Arcangelo Petrantò, 2026 – Le kiwi dit toujours : oui !
Image générée par IA (intelligence artificielle)
(Interlude fantaisiste)

Le kiwi ne dit jamais non !
Rumes 9/03/2006
Illustration : Arcangelo Petrantò, 2026 – Le kiwi dit toujours : oui !
Image générée par IA (intelligence artificielle)

Oui, je connais cette théorie de la réalité comme hologramme. La réalité ne serait que virtuelle. Une forme d’illusion.
Je crains que cette théorie ne soit qu’un avatar de l’idéalisme.
Il faut partir de notre vie « réelle », quotidienne, immédiatement perceptible.
La réalité globale a beau être philosophiquement parlant une « illusion », il se passe que dans la réalité quotidienne, à notre échelle, nous avons à faire avec une réalité « solide », avec des causes apparentes et des effets apparents : une collision frontale entre deux véhicules automobiles provoque des dégâts, un immeuble qui s’écroule également, une inondation de même.
La réalité aurait beau être « fondamentalement » une illusion, c’est néanmoins une illusion comportant, dans notre expérience immédiate, des dimensions, un poids, une densité, une localisation spatio-temporelle, une « matérialité », en somme, bien embarrassante.
Que cette « réalité » puisse évoluer, se transformer, se désagréger, voire s’annihiler ne change rien à la perception immédiate que nous en avons.
Face à cette réalité immédiate implacable, l’approche idéaliste s’est efforcée d’en atténuer les angles voire de l’occulter par le biais de l’« illusion ».
Le problème reste entier donc. Oui, il est possible que la réalité ne soit qu’une immense « machinerie » virtuelle, composée de purs paramètres mathématiques, cependant notre réalité est une réalité essentiellement « concrète ».
Toute l’histoire humaine, d’après ce que l’on en sait, a consisté jusqu’à ce jour, à se protéger de la « nature » (qui n’est rien d’autre que la « réalité » dans laquelle nous sommes immergés), de ses menaces, de ses manifestations néfastes et de tirer parti de ses forces brutes, de son état, de son aveuglement même.
Car la réalité dans laquelle nous sommes partie prenante est une réalité aveugle, indifférente et sourde (au moins à notre échelle), c’est une réalité qui broie.
Certains renvoient à une divinité l’existence de cette réalité.
Mais que valent toutes les soi-disant beautés du monde face à la souffrance ? Quelle gloire pourrait retirer une divinité de cette souffrance tellement récurrente dans notre monde ? N’est-ce pas une manière de se voiler les yeux ?
A moins de donner une signification « supérieure », « pertinente » à la souffrance, à la douleur, signification que pour ma part je récuse.
La réalité, telle que nous la percevons, suit une logique matérielle qui est celle de l’expérience quotidienne et immédiate.
Et nous essayons de rendre compte de cette réalité avec les instruments à notre disposition. Les concepts eux-mêmes naissent de notre expérience immédiate, par analogie, extension, généralisation.
Que cette réalité soit volatile voire fondamentalement « immatérielle » ne change rien à l’affaire d’un point de vue de l’ici et maintenant (hic et nunc).
Que notre conscience puisse nous relier à d’autres plans, d’autres interfaces, c’est possible voire certain, mais n’est-ce pas aussi une manière de vouloir poursuivre la proie pour l’ombre, une manière d’être en décalage par rapport à notre réalité ?
Tout ceci pour dire que je réaffirme le match nul entre Démocrite et Platon.
La réalité est-elle une idée universelle qui se matérialise ou bien une structure matérielle (à notre échelle et dans notre horizon de conscience) qui aspire à s’évader de son confinement ?
Le rêve, l’imaginaire, la souffrance, la rugueuse matière, tout cela forme un tout mêlé dans notre perception, quoique distinct en ses éléments.
Ce tout constitue notre réalité (notre univers ?).
Parmi d’autres univers, d’autres réalités ?
Bruxelles 3/03/2009
Illustration : Arcangelo Petrantò, 2026 – Dialogue entre Démocrite et Platon
Image générée par IA (intelligence artificielle)

L’éternelle question du « dehors » et du « dedans », de l’esprit et de la matière reste, quoi qu’on en dise, en suspens.
De la relation entre ces deux entités surgit la responsabilité aussi bien que le hasard, la nécessité ou encore la volonté.
La matière nous façonne, nous conditionne, nous entraîne, parfois nous malmène, nous donne le vertige. Idem de la part de l’esprit.
Véritable Janus bifrons, notre réalité n’est pas sécable.
Le dedans et le dehors figurent comme l’avers et le revers d’une même pièce.
Et même la « virtualisation » de la vie n’y changerait rien. Car ce processus relèverait simplement de l’« allègement » de la matière.
Une distinction se perpétuerait entre l’« idée » et la « mise en œuvre », à savoir sa formalisation.
Match nul entre Démocrite et Platon.
Bruxelles 26/01/2009
Illustration : La tête de Corleck, sculpture celtique du 1er ou 2e siècle de notre ère
Trouvée vers 1855 à Drumeague, dans le comté de Cavan en Irlande, près de la colline de Corleck

Io ho provato e provo ancora a promuovere la lingua italiana. Talvolta è commovente sentire delle persone che parlano un italiano approssimativo.
È commovente precisamente perché fanno lo sforzo di utilizzare l’italiano anche se non lo padroneggiano perfettamente.
La mia filosofia in questa faccenda è la seguente : meglio una lingua italiana storpiata e viva che una lingua italiana ideale morta !
Bruxelles 10/07/2007
Illustration : Logo de la « Settimana della lingua italiana nel mondo » (Semaine de la langue italienne dans le monde)
Il s’agit d’un événement international majeur destiné à promouvoir la langue et la culture italiennes
La 26e édition se déroulera du 19 au 25 octobre 2026