Sur la ligne Tournai-Bruxelles les faits divers se sont accumulés pendant la semaine dernière. Bris de caténaire, vol de câbles (le cours du cuivre s’est envolé, dit-on), deux suicides (une femme d’abord, un homme dans la quarantaine ensuite : juste équilibre des sexes).
(Quasi) routine du voyageur tranquille. Dépité seulement par le détournement forcé qu’il doit subir et les minutes qu’il va perdre sur le relevé de présence journalière dans son service, au ministère, à l’usine.
Le scandale de se suicider en public. De déranger inopportunément les « autres ». Pour le reste, tout rentre dans l’ordre très vite. En raison du retard, les passagers arrivés à Tournai et qui devaient se rendre à Lille ont eu droit au taxi pour rejoindre cette ville.
Bruxelles 22/10/2007
Illustration : Train à l’arrêt à la gare de Tournai (Belgique)
Les petits pois me ravissent Par leurs rondeurs empathiques Leur cortège ribambelle Ils insinuent avec allégresse Leur entrain communicatif Et disposent même (En ce qui me concerne) A devenir philosophe Ne figurent-ils pas Dans leur flux d’atomes Les multiples fractions du monde ?
Sost 15/08/2018
Illustration : Arcangelo Petrantò, 2023 – « Cortège de petits pois » Image générée par IA (intelligence artificielle)
Nous étions, mon ami Bernard Gabreau et moi, montés au clocher de l’église Saint-Christophe à Tourcoing. Et puis nous avions emprunté un couloir obscur et nous nous étions retrouvés — à la faveur d’une porte restée entr’ouverte pour cause de travaux — dans le « grenier » de l’église.
Découvertes émerveillées et fantastiques : de vieux objets, une arbalète, des photos anciennes, un casque allemand à pointe, un drapeau nazi ! (sept. 73).
Un peu plus tard, parvenus au carillon, je fis jouer, par le carillonneur, un Ave Maria.
Tourcoing 24/10/1973
Illustration : Eglise Saint-Christophe à Tourcoing (France), v. 1965
La fin de la poésie. C’est-à-dire une sorte de terminus des illusions. Le désenchantement. Est-ce aussi la fin de la thérapie, de l’élaboration, de l’entreprenante « virtù » ?
Bruxelles 27/11/1992
Illustration : Arcangelo Petrantò, 2023 – Le désenchantement Image générée par IA (intelligence artificielle)
Les jardins de la Villa d’Este Baignent dans la brume Décembre Ô fastes de la Renaissance
Les allées S’ouvrent au hasard De mes pas Et découvrent Ici une fontaine frêle Là un aigle hautain
Partout présent Le bruit de l’eau
Cascades et jeux d’eau
Cent gueules sculptées Déversent l’onde Sous une frondaison dorée
Au milieu du parc Des bassins silencieux Se reposent
Le lierre serpente Sur les murs anciens
Je gravis Des marches qui me transportent Sur un large balcon D’où j’aperçois Tout en bas La silhouette d’une femme Au loin La forme imprécise des cyprès.
Tivoli 7/12/1975
Illustration : L’allée des Cent Fontaines (« Viale delle Cento Fontane »), Villa d’Este, Tivoli (près de Rome, Italie)
La série « Ancient aliens » est passionnante. Non pas pour des vérités qui seraient révélées mais pour la somme d’hypothèses, de conjectures et de questionnements qu’on y trouve. Un cheminement entre histoire, mythologie, religion et symboles…
De fait, sans parvenir à des certitudes, cette série met toutefois en relief et en connexion tellement d’éléments connus, inconnus et méconnus, qu’elle peut provoquer un trouble et ouvrir des réflexions fécondes.
On navigue certes dans des récits paraissant invraisemblables mais qui possèdent cependant la force des intuitions poétiques…
Rumes 5/08/2017
Illustration : Bas-relief de la dalle scellant le sarcophage du souverain maya Pakal (615-683) dans la pyramide érigée sur le site de Palenque (Mexique)
Suivant l’interprétation des partisans de la théorie des anciens astronautes, ce bas-relief représenterait un homme assis aux commandes d’un engin volant
Les empires anglais et français des 19e et 20e siècles auraient-ils pu se transformer en empires romains contemporains ? Sans doute, à condition qu’ils eussent accordé, à terme, à tous leurs habitants les mêmes droits et exigé les mêmes devoirs. Or, on sait bien que ce ne fut pas le cas. Bien au contraire.
C’est la gloire de l’empire romain d’avoir associé à son destin, y compris dans la réalité du pouvoir, les peuples conquis. Il aurait pu en être de même pour les empires anglais et français si cette volonté avait existé.
Cependant, deux éléments importants sont à prendre en considération lorsqu’on envisage rétroactivement une telle possibilité :
Le niveau de vie entre les métropoles et les colonies avaient été rendu disproportionné par l’industrialisation et les avancées technologiques. Dans l’Antiquité, les niveaux de vie entre les Romains et les peuples soumis et même les « Barbares » étaient relativement rapprochés, la vie économique étant alors basée essentiellement sur l’agriculture.
La religion antique se distinguait par son polythéisme diffus. Loin d’être un obstacle à l’intégration des peuples dans une plus grande communauté humaine, la pluralité des dieux pouvait concourir à « relativiser » le fait religieux, et cela d’autant plus que les divinités multiples semblaient calquées, dans leurs passions, faits et gestes, sur la société humaine. Il existait des sortes de tables de correspondance entre les dieux des différents peuples. L’avènement du monothéisme réducteur, dans ses diverses variantes (judaïsme, christianisme, mahométisme) rend nettement plus difficile voire impossible une relation religieuse apaisée avec l’« autre ». Négation du reste de l’humanité, conversions forcées, croisades, « jihad », tel est le visage totalitaire du monothéisme. Difficile dans ces conditions de trouver une voie harmonieuse.
Je t’admire pour ton aspect rustique Potiron pour ta carapace résiliente Me rassure ton velouté Tes dons magiques m’inquiètent par contre Te convertir en carrosse peut prêter à sourire Mais quand tu deviens monstre Aux grimaces ricanantes tu m’effraies Voire tu me terrorises.
Vierzon 9/03/2019
Illustration : Arcangelo Petrantò, 2023 – Citrouille d’Halloween Image générée par IA (intelligence artificielle)