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  • A l’époque, pas d’ordis (1/2)

    A l’époque, pas d’ordis, de laptops, de tablettes. Encore moins de smartphones. Pas de jeux électroniques. On pourrait croire que les enfants et jeunes adolescents d’alors devaient forcément s’ennuyer pendant leur temps de loisirs.
    Il n’en était rien. Voyons cela dans mon propre souvenir.

    Ainsi, on jouait aux osselets. Dans la cour de l’école, dans la rue, à la maison.
    Il y avait de véritables virtuoses des osselets capables de manipulations acrobatiques brillantes (manipulations au sens proprement étymologique du mot).

    Et puis les billes, omniprésentes dans toutes les poches, trousses et cartables.
    Les billes ordinaires et les grosses billes, qu’on appelait « tocards » et surtout les billes de verre, de dimensions diverses, colorées, certaines véritablement merveilleuses, pouvant suggérer des univers en miniature.

    (En Sicile, les enfants jouaient souvent avec des toupies, que l’on faisait tourner à n’en plus finir, à partir d’un simple bout de ficelle enroulée).

    Les voitures miniatures avec aussi parfois un garage miniature approprié constituaient un autre passe-temps ludique.
    On traçait des parcours à la craie sur le sol en simulant une route composée de cases. Ensuite commençait la course à coups de dés.
    Avec possiblement des véhicules aux couleurs alors encore traditionnellement associées aux diverses nations compétitives (comme chacun sait, en rouge, les bolides italiens).

    Une variante de cette compétition pacifique consistait en la course de figurines de cyclistes miniatures. Chaque enfant s’appropriait les champions nationaux de l’époque.
    De mémoire : le Belge Rick Van Looy, les Français Louison Bobet, Anquetil, Darigade, les Italiens Baldini et Nencini, l’Allemand Rudi Altig, l’Espagnol Bahamontes…
    Quelle effervescence pendant cette simulation somme toute naïve !

    Dans un autre registre, il y avait aussi les soldats de plomb ou en plastique et l’on pouvait créer des décors de champs de bataille où l’imagination jouait un rôle essentiel.

    A vrai dire, les garçons jouaient aussi à la guerre avec des panoplies diverses et de fausses armes émettant détonations (pétards), étincelles…

    Les filles, bien sûr, étaient vouées, en principe, aux poupées et aux autres dinettes…

    Les collections avaient aussi le vent en poupe. La plus populaire : la collection de timbres-poste.
    La tenue d’une telle collection exigeait passion, rigueur, minutie. Ainsi qu’une curiosité toujours à l’affût pour collecter les timbres-poste (possiblement du monde entier) et ensuite les classer.

    En ce qui me concerne, les timbres les plus nombreux que j’avais rassemblés étaient, bien sûr, ceux émis par la France et l’Italie. Mais pas que.
    Je disposais aussi (à partir d’échanges et parfois d’achats) de timbres-poste provenant de nombreux pays du monde, notamment de l’Europe de l’Est (URSS, Tchécoslovaquie, Roumanie, etc.) et qui se présentaient dans un style qui leur était typique.

    Rumes 19/04/2024

    Illustration : Figurines de cyclistes

  • Ringraziando, sempre

    Alla prima fermata della metro salì un uomo di una certa età, bassino e bruttino. Vestito in modo anche trasandato.

    Il treno non era ancora ripartito che i viaggiatori poterono sentire una musica acuta e lancinante. Era lui, suonava uno strumento improbabile.

    Alcuni tempi di questa musichetta improvvisa e passò tra i viaggiatori per chiedere l’elemosina. Alcuni passi e di nuovo avanti con altri tempi e di nuovo la mano per chiedere.

    Una richiesta umile, una presenza dimessa, una mano, la sua, dalle dita mozzate a metà. Proseguì questo movimento per alcune fermate, tra la Stazione e la « Porte de Namur ».

    Ricevette alcune monete. Ringraziando a voce bassa, sempre.

    Rumes 11/01/2010

    Illustration : Logo du métro de Bruxelles

  • Reconnaître l’autre

    L’amour a-t-il un sens autre que celui de reconnaître l’autre ? (Tout le reste n’est que quotidienneté).

    Tornareccio 20/07/2004

    Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – Reflet
    Image générée par IA (intelligence artificielle)

  • La poésie, un avatar ?

    La poésie, au fond, n’est qu’un vernis sur la douleur, une manière de se tromper soi-même, un avatar. A travers la vision artistique, la réalité est prise en otage.

    Rumes 25/08/2011

    Illustration : La poétesse américaine Emily Dickinson (1830-1886), pionnière de la poésie moderne — photo d’époque colorisée (vers 1846-47)

    A partir de sa trentaine, elle se retire du monde en choisissant de vivre recluse dans la maison familiale d’Amherst, dans le Massachusetts
    Cet isolement, resté énigmatique, a été parfois attribué à une vive déception amoureuse qui l’aurait bouleversée pour le reste de son existence
    Bien qu’ayant écrit plus de mille sept cents poèmes, moins d’une dizaine furent publiés de son vivant

  • Automne

    La nature a changé
    Ses vêtements
    Les feuillages sont devenus marrons
    Comme mes pantalons
    Le ciel s’est couvert
    Et moi aussi
    Les arbres plient sous le vent
    Ainsi que les gens
    Des feuilles s’envolent
    Mon écharpe vole.

    Tourcoing 4/10/1976

    Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – Promenade automnale
    Image générée par IA (intelligence artificielle)

  • Scacco

    A larghe falde nere
    Si addensano i momenti
    Culminanti
    Fino ad abolire
    Il flusso del tempo di dentro.

    Taintignies 19/05/1986

    Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – Paysage hivernal
    Image générée par IA (intelligence artificielle)

  • Max Gallo

    Il y a quelque chose de pathétique chez Max Gallo : voici un historien qui s’était distingué jadis par sa position antifasciste et par conséquent avait de fortes réticences vis-à-vis des concepts de nation, de patriotisme et de nationalisme et voilà qu’il a fondé son succès de romancier en mettant en scène et en valorisant l’histoire de la nation française (notamment la figure de Napoléon) et même l’histoire de Rome.

    Tel quel, et sachant que l’académicien provient d’une famille italienne de sentiments antifascistes qui a dû ou voulu réprimer son amour de la patrie italienne, on peut dire avec le recul d’aujourd’hui que Max Gallo a reporté sur l’histoire de France son amour frustré (sinon tabou) pour l’histoire italienne.

    Tournai 20/04/2012

    Illustration : Max Gallo (1932-2017), historien, écrivain et homme politique français d’origine italienne
    Il fut élu à l’Académie française en 2007

  • Configurations identiques, échelles différentes

    La plupart des évènements et des faits se répètent d’une manière similaire. Seules les proportions changent. Ainsi trouve-t-on le même schéma, la même configuration dans les situations suivantes :

    — La projection de la civilisation grecque antique en Italie du Sud formant la Grande-Grèce, à savoir le « Nouveau Monde » grec, répliqué dans la projection de la civilisation européenne sur le continent américain, notre « Nouveau Monde ».

    — A une autre échelle, la « route des Indes » britannique, avec ses escales, comptoirs et possessions sur les côtes d’Afrique et d’Asie, calque la « route de Constantinople » de l’empire vénitien avec ses escales, comptoirs et dépendances dans l’Adriatique, en Méditerranée et dans la Mer Egée.

    — La grande émigration intérieure du Sud vers le Nord qui a marqué la société italienne des années ’50, ’60 et ’70 du 20e siècle préfigure, dans une dimension nationale, ce qui est en train de se produire à une échelle bien plus vaste : la grande migration de populations originaires du Sud vers le Nord du monde.

    Rumes 19/10/2017

    Illustration : Territoires ayant appartenu à la République de Venise au cours des siècles (en vert)
    Venise disposait, en outre, de territoires ou comptoirs commerciaux bien au-delà de Constantinople, sur la mer Noire et la mer d’Azov

  • Souffle vent attise

    Souffle vent attise
    Les arbres qui se balancent
    Devenus la proie des tourments
    Moi je les regarde
    Et vois aussi
    Mon vertige qui s’étend
    Et la férocité des mondes
    Rendue plus féroce encore
    Par les sarcasmes des dieux
    (Imbus de leur puissance).

    Tournai 20/03/2014

    Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – La tempête et les dieux
    Image générée par IA (intelligence artificielle)

  • « Amadeus »

    Il recente « Amadeus » di Milos Forman viene generalmente interpretato come un film sul tema del confronto tra genio e mediocrità, tra Mozart e Salieri.

    Veramente non condividiamo questa interpretazione dei fatti quali sono presentati nel film stesso.

    Antonio Salieri ci appare invece come un rappresentante dell’umanità. I suoi sforzi per raggiungere, con l’aiuto divino, una perfezione la più alta possibile, danno testimonianza della sua essenza umana. E la sua « démarche » perfettibile è legata precisamente alla sua fede. La morte del padre significa per lui vocazione verso Dio. Egli è veramente al servizio di Dio attraverso la musica e il suo voto di castità.

    Mozart, invece, quale ci è presentato nel film sembra materializzare una specie di forza demoniaca che viene non solo a frantumare la fede di Salieri ma anche a schernire l’ordine umano (il labore quotidiano di Salieri) e persino i puri sentimenti (la cantatrice che il Salieri non aveva osato far sua).

    Antonio Salieri ci appare dunque come un deluso di Dio ma per effetto di una specie di macchinazione diabolica di cui Wolfgang Amadeus Mozart sarebbe lo strumento.

    L’intento di uccidere Mozart non è altro che il desiderio di sopprimere questa forza demoniaca e se è vero che il Mozart è un rivale sul piano sociale, la musica del Mozart rimane per Salieri una cosa meravigliosa che ha, diremmo, la piena apparenza della bellezza del diavolo.

    A un certo punto il Salieri prende coscienza del tallone d’Achille di Mozart : è il rapporto con il padre.

    Egli utilizzerà questa breccia per raggiungere i suoi fini.

    Il Requiem che egli impone a Mozart di finire rappresenta in qualche modo la croce che si impone agli esseri maligni per metter fine ai loro malefici. Ciò è talmente vero che la moglie di Mozart, sopraggiunta nel frattempo, vuole interrompere questa relazione tra Salieri e Mozart o più precisamente tra il Requiem e Mozart, racchiudendo a chiave lo spartito in un mobiluccio.

    La fine del film è un po’ oscura. Così l’interpretiamo. Salieri confessandosi ad un cappellano precisamente torna nel grembo della Chiesa e della Fede. Attraverso la confessione prende fine il suo Purgatorio. L’assoluzione, tuttavia, lo lascia indifferente ed egli se ne ritorna pienamente verso l’umanità (rappresentata dagli alienati nel corridoio).

    Egli è indifferente all’assoluzione divina perché sa di aver disfatto una forza oscura, certo, ma di aver distrutto nello stesso momento una beltà musicale inaudita.

    Il film « Amadeus » ci appare dunque meno come un film su Wolfgang Amadeus Mozart e la sua musica quanto piuttosto un film su un’anima umana (quella di Antonio Salieri) confrontata all’apparenza abbagliante del Male.

    Taintignies 1/02/1985

    Illustration : Mozart (interprété par Tom Hulce) dans une scène du film « Amadeus » de Milos Forman (1984)

    Publié in : « Sole d’Italia », 9/02/1985, n. 1902, dans la rubrique « Dietro lo schermo », sous le titre « “Amadeus” di Milos Forman »