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  • Attimi fuggenti

    Si è capovolta
    La freccia del tempo
    Miriadi di attimi fuggenti
    Mi osservano.

    Bruxelles 2/04/1997

    Illustration : Graines de pissenlit en train de se disperser dans l’air

  • Dans le parc enneigé

    Près de l’allée
    Dans le parc enneigé
    S’alignent les bustes
    Des hommes célèbres
    En marbre clair

    Sur l’étendue recouverte
    Des merles ont posé
    Leurs empreintes parfaites

    La glace est brisée
    Sur le bord du bassin circulaire

    Derrière le visage figé
    D’un empereur romain austère
    Se dressent des feuilles rousselettes.

    Bruxelles 16/02/1985

    Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – Buste d’empereur romain dans un parc enneigé
    Image générée par IA (intelligence artificielle)

  • La double causalité (ou rétrocausalité)

    Je viens de terminer la lecture de deux ouvrages de Philippe Guillemant : « La route du temps » et « La physique de la conscience ». Ouvrages qui m’apparaissent intuitif le premier, plus ardu le second.

    Les recherches de Philippe Guillemant sur la double causalité sont intéressantes, dans la perspective de la compréhension unifiée de l’infiniment petit et de l’infiniment grand.

    Si je suis parfaitement d’accord avec l’auteur sur le principe de continuum de la réalité, avec la conscience comme excitatrice du vide quantique induisant les manifestations du réel, cela n’a pourtant rien de nouveau conceptuellement.

    Les philosophies orientales et le Bouddha en particulier avaient déjà annoncé que tout est basé sur la conscience et que tout est mouvement !

    La nouveauté de Guillemant est de vouloir introduire cette approche « spirituelle » dans la recherche scientifique.

    Encore une fois, l’esprit occidental, suivant sa méthode, va vouloir décortiquer techniquement l’esprit.

    Mais derrière tout cet apparat, y compris de vocabulaire, double causalité, importance essentielle de l’intention, et tous les calculs savants, voilà que semble repointer du nez l’ancienne et noble spiritualité !

    Car qu’est ce que l’intention sinon la prière ? Qu’est ce que l’influence du futur sur le présent sinon la manifestation des effets de la foi ? Qu’est ce que le dialogue avec l’Ange sinon le dialogue intérieur avec Dieu ou tout autre divinité ou encore principe moteur de l’univers visible et invisible ?

    Je dirais plus : en ce qui concerne les synchronicités, le monde antique avait déjà, pourrait-on dire, institutionnalisé la science des signes prémoniteurs ou signifiants, certes d’une manière empirique !

    Rumes 13/09/2020

    Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – Représentation artistique de la double causalité : changement de la ligne temporelle
    Image générée par IA (intelligence artificielle)

  • Orage vu d’avion

    Les nuages s’allument
    Et clignotent
    Comme des lampes de flippers
    Pendant que les routes
    Illuminées
    Irisent la nuit.

    Entre San Antonio et New York 28/08/1979

    Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – « Avion en vol pendant un orage»
    Image générée par IA (intelligence artificielle)

  • O Tusci

    Percorrendo le strade che
    S’inerpicano lungo i colli lenti

    Camminando per le vie strette che
    Cuciono i robusti paesetti

    Assorbendo i pigmenti che
    Risaltano dai campi propensi

    Respirando la fortezza che
    Pervade l’aria pungente

    Cogliendo l’avanzo di tempo che
    Trabocca dai cipressi pazienti

    Quante cose ho sentito
    Attraversando il vostro paese
    — O Tusci — tra i confini del Mare
    E Velathri la possente.

    Montescudaio 14/04/1993

    Illustration : Porta all’Arco (ou dell’Arco), Volterra (Toscane, Italie)

    Intégrée aux anciens murs d’enceinte de la ville, cette porte étrusque monumentale fut érigée entre le 4e et le 3e siècle avant notre ère
    Velathri était le nom originel étrusque de Volterra

  • Un pain sur une table

    Un pain sur une table
    Un couteau sur le pain

    Une main qui s’approche
    Une autre qui surgit
    Dans la nuit c’est la lutte
    Des Dieux et des Géants

    Les armes crépitent
    Et crachent du feu
    Les cris sont atroces
    Les plaintes pénibles
    Le sang coule à flots
    Sur le sol humide

    Les Dieux sont puissants
    Les Géants sont forts
    Le combat est terrible
    Il faut vaincre ou mourir

    A l’aube
    Ils sont tous morts
    La terre meurtrie
    Est jonchée de cadavres
    Ici un Dieu
    Là un Géant

    Mais plus loin
    La table est toujours là
    Le pain est sur la table
    Et le couteau sur le pain.

    Tourcoing 5/08/1968

    Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – « Un couteau sur le pain»
    Image générée par IA (intelligence artificielle)

  • Destinées

    Etoiles du ciel
    Alpha de Centaure

    Etoiles de mer
    Animaux marins

    Lumières des villes
    Maisons rues
    Dancings fêtes

    Etoiles terrestres
    Phares qui veillent l’océan.

    Tourcoing 09/1976

    Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – « Phare »
    Image générée par IA (intelligence artificielle)

  • Au cœur de notre condition

    J’ignore ce qui vient après la mort, paradis ou enfer ou néant. Par contre je sais que dans la vie présente ce qui est permanent, et même forme le socle de notre conscience, ce sont l’angoisse et la souffrance.

    Celles-ci sont inhérentes à l’état « matériel » de la vie, à son extrême fragilité, à la férocité de l’environnement naturel.

    La faim, la soif, l’instinct nous régissent. La terreur de vivre nous a poussés à fabriquer des règles ou des utopies pour supporter ou justifier les structures du vide. Pour en être dupes.

    Nous élaborons des projets pour remplir le temps, pour tenter de le réduire à nos dimensions.

    Mais la douleur est toujours à l’affût derrière le hasard des jours et nous reconduit invariablement au cœur de notre condition.

    Bruxelles 27/03/1997

    Illustration : Le paradis de Shambhala, bannière tibétaine (soie peinte), Musée national des arts asiatiques-Guimet, Paris, France

  • Sincretismo

    Se c’è qualcosa che caratterizza in modo inconfondibile la cultura italiana è proprio il sincretismo. Esso è presente nella storia d’Italia sin dall’antichità più remota e si protrae fino ai nostri giorni.

    L’evento fondatore è indubbiamente il « fatto » etrusco. La nascita di questa prima Italia crea i lineamenti e il modello della futura cultura italiana.

    Si sa che un fondo etrusco sia giunto in Italia dalla Lidia. La sua entità non è interamente discernabile. Questo trapianto, tuttavia, non avrebbe avuto successo a lungo termine se non fosse avvenuta una integrazione con gli elementi autoctoni.

    L’« elaborazione etrusca » suppone quindi una capacità comunicativa, costruttiva e di assorbimento reciproco funzionante da entrambi le parti.

    Questo atteggiamento diventerà, in seguito, il paradigma dell’azione di Roma (plasmata inizialmente proprio dagli etruschi) e la chiave del suo duraturo successo.

    La cultura italiana erediterà dai romani questo « modus operandi » e questa « forma mentis ».

    Rumes 1/07/2008

    Illustration : Représentation du dieu étrusque Turms, vers 510/500 avant notre ère – Temple de Portonaccio de Véies (Museo Villa Giulia, Rome, Italie)

    Turms est assimilé au dieu grec Hermès et au dieu romain Mercure

  • Doutes ou pas doutes ?

    (Interlude fantaisiste)

    Je n’aimais pas les doutes et pourtant j’émets des doutes !

    Rumes 18/03/2022

    Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – « J’émets des doutes »
    Image générée par IA (intelligence artificielle)