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  • Mais que fait la police ?

    Depuis un certain temps déjà une bande de malfaiteurs sévit impunément dans la région. Ils ont même le culot de se montrer en plein jour.

    Ils doivent être nombreux car j’en ai déjà dénombré beaucoup en train d’accomplir simultanément leurs méfaits.

    Pour mieux manifester leur impudence et leur appartenance à une sorte de secte ils n’hésitent pas à se vêtir d’un uniforme de couleur rouge — la couleur la plus voyante qui soit pourtant.

    Dans l’indifférence la plus complète des honnêtes citoyens, sauf la mienne à présent, ces « voleurs escaladeurs » encapuchonnés partent à l’assaut des maisons particulières et des bâtiments.

    Ils lancent leurs échelles de corde et s’y agrippent ensuite, prêts à briser les carreaux pour entrer dans les maisons par effraction.

    C’en est assez ! Cela ne peut durer ! Aux voleurs ! Aux voleurs ! Par ce post je veux les dénoncer ouvertement. Mais que font les Autorités ? Que fait la police ?

    Rumes 23/12/2007

    Illustration : Un des escaladeurs

  • Elaborazione

    Così come tentiamo di creare il futuro, così tentiamo anche di creare il passato.
    Viviamo nel cono di luce del presente. Tutto il resto è soggetto a elaborazione. Sono le realtà alternative. E la storia è un riflesso di questa movimentazione. Il passato « esiste » e « non esiste ».

    Rumes 10/03/2022

    Illustration : Arcangelo Petrantò, 2023 – « Cono di luce del presente » (Cône de lumière du présent)
    Image générée par IA (intelligence artificielle)

  • Petit Jésus

    A l’approche de Noël, immanquablement, il ressortait tout l’attirail de la crèche : l’étable, l’âne et le bœuf, les bergers et les moutons, Marie et Joseph et, bien entendu, le nouveau-né (certes, un peu anticipativement).

    Il plaçait le bel ensemble (tout en plastique) sur une table basse dans le hall d’entrée.
    Employés et visiteurs pouvaient ainsi admirer en 3D lors de leurs allées et venues ce symbole de la Nativité.

    Mais l’humour avait été aussi convié à la partie par l’ordonnateur pince-sans-rire.
    Le « divin enfant » était minusculement disproportionné par rapport aux autres figures de la crèche.
    Une grosse loupe était déposée sur la table et à partir de cet instrument une flèche pointait vers la crèche avec, écrit dessus, « petit Jésus ».
    Hilarité assurée.

    Les festivités terminées, la crèche avec tous ses personnages était remisée dans un sachet plastique gris du type habituellement utilisé pour les déchets.
    Hélas, lorsque le Service a déménagé, l’an dernier, rien ne ressemblait plus au sachet gris contenant la crèche que tous les autres sachets gris contenant de vrais rebuts.
    Le petit Jésus (avec tout l’attirail de la crèche) fut jeté à la poubelle.

    Le bébé, depuis, est porté disparu.
    Mauvaise nouvelle. Aucun miracle n’a eu lieu. L’année prochaine, peut-être, qui sait ?

    Tournai 16/12/2008

    Illustration : Arcangelo Petrantò, 2023 – « Petit Jésus à la loupe »
    Image générée par IA (intelligence artificielle)

  • Routine du voyageur tranquille

    Sur la ligne Tournai-Bruxelles les faits divers se sont accumulés pendant la semaine dernière. Bris de caténaire, vol de câbles (le cours du cuivre s’est envolé, dit-on), deux suicides (une femme d’abord, un homme dans la quarantaine ensuite : juste équilibre des sexes).

    (Quasi) routine du voyageur tranquille. Dépité seulement par le détournement forcé qu’il doit subir et les minutes qu’il va perdre sur le relevé de présence journalière dans son service, au ministère, à l’usine.

    Le scandale de se suicider en public. De déranger inopportunément les « autres ». Pour le reste, tout rentre dans l’ordre très vite. En raison du retard, les passagers arrivés à Tournai et qui devaient se rendre à Lille ont eu droit au taxi pour rejoindre cette ville.

    Bruxelles 22/10/2007

    Illustration : Train à l’arrêt à la gare de Tournai (Belgique)

  • Petits pois

    Les petits pois me ravissent
    Par leurs rondeurs empathiques
    Leur cortège ribambelle
    Ils insinuent avec allégresse
    Leur entrain communicatif
    Et disposent même
    (En ce qui me concerne)
    A devenir philosophe
    Ne figurent-ils pas
    Dans leur flux d’atomes
    Les multiples fractions du monde ?

    Sost 15/08/2018

    Illustration : Arcangelo Petrantò, 2023 – « Cortège de petits pois »
    Image générée par IA (intelligence artificielle)

  • Saint-Christophe

    Nous étions, mon ami Bernard Gabreau et moi, montés au clocher de l’église Saint-Christophe à Tourcoing. Et puis nous avions emprunté un couloir obscur et nous nous étions retrouvés — à la faveur d’une porte restée entr’ouverte pour cause de travaux — dans le « grenier » de l’église.

    Découvertes émerveillées et fantastiques : de vieux objets, une arbalète, des photos anciennes, un casque allemand à pointe, un drapeau nazi ! (sept. 73).

    Un peu plus tard, parvenus au carillon, je fis jouer, par le carillonneur, un Ave Maria.

    Tourcoing 24/10/1973

    Illustration : Eglise Saint-Christophe à Tourcoing (France), v. 1965

  • Il suono del flauto

    Il suono del flauto
    Si va allontanando
    Ritorna la spensieratezza
    Di un tempo

    Ma il cuore
    Dove è il cuore
    E la tenerezza
    La dolce tenerezza ?

    Roma 12/05/1981

    Illustration : Arcangelo Petrantò, 2023 – « Il suono del flauto »
    Image générée par IA (intelligence artificielle)

  • La fin de la poésie

    La fin de la poésie. C’est-à-dire une sorte de terminus des illusions.
    Le désenchantement. Est-ce aussi la fin de la thérapie, de l’élaboration, de l’entreprenante « virtù » ?

    Bruxelles 27/11/1992

    Illustration : Arcangelo Petrantò, 2023 – Le désenchantement
    Image générée par IA (intelligence artificielle)

  • Les jardins de la Villa d’Este

    Les jardins de la Villa d’Este
    Baignent dans la brume
    Décembre
    Ô fastes de la Renaissance

    Les allées
    S’ouvrent au hasard
    De mes pas
    Et découvrent
    Ici une fontaine frêle
    Là un aigle hautain

    Partout présent
    Le bruit de l’eau

    Cascades et jeux d’eau

    Cent gueules sculptées
    Déversent l’onde
    Sous une frondaison dorée

    Au milieu du parc
    Des bassins silencieux
    Se reposent

    Le lierre serpente
    Sur les murs anciens

    Je gravis
    Des marches qui me transportent
    Sur un large balcon
    D’où j’aperçois
    Tout en bas
    La silhouette d’une femme
    Au loin
    La forme imprécise des cyprès.

    Tivoli 7/12/1975

    Illustration : L’allée des Cent Fontaines (« Viale delle Cento Fontane »), Villa d’Este, Tivoli (près de Rome, Italie)

  • « Ancient aliens »

    La série « Ancient aliens » est passionnante. Non pas pour des vérités qui seraient révélées mais pour la somme d’hypothèses, de conjectures et de questionnements qu’on y trouve. Un cheminement entre histoire, mythologie, religion et symboles…

    De fait, sans parvenir à des certitudes, cette série met toutefois en relief et en connexion tellement d’éléments connus, inconnus et méconnus, qu’elle peut provoquer un trouble et ouvrir des réflexions fécondes.

    On navigue certes dans des récits paraissant invraisemblables mais qui possèdent cependant la force des intuitions poétiques…

    Rumes 5/08/2017

    Illustration : Bas-relief de la dalle scellant le sarcophage du souverain maya Pakal (615-683) dans la pyramide érigée sur le site de Palenque (Mexique)

    Suivant l’interprétation des partisans de la théorie des anciens astronautes, ce bas-relief représenterait un homme assis aux commandes d’un engin volant