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  • Meilleurs vœux 2026 !

    J’espère que ce message trouve écho à votre bien-être, chers lecteurs de ce site.

    Que vous soyez visiteurs occasionnels ou familiers, je vous remercie pour l’attention que vous manifestez envers son contenu. Je vous souhaite une bonne et surtout sereine année nouvelle 2026 !

    Je profite de l’opportunité pour vous rappeler que mon site littéraire personnel, baptisé « Trajectoire(s) », avait été inauguré en novembre 2021.

    Celui-ci sert de plateforme (sans vocation commerciale) à la présentation graduelle de mes œuvres littéraires et connexes, en suivant, par rapport à leur date de création, un ordre chronologiquement aléatoire.

    Plus de 350 textes ont ainsi déjà fait l’objet d’une publication en ligne sur le site.
    Chaque texte est agrémenté par une illustration d’accompagnement.

    Au fil des publications, j’ai entrepris d’enrichir ces productions en faisant également usage d’images générées par le biais de l’intelligence artificielle.

    Cette démarche, résolument novatrice, offre des perspectives nouvelles dans la réception des textes, et notamment en ce qui concerne leur interprétation.

    Je vous convie de manière cordiale à poursuivre la découverte de l’espace littéraire « Trajectoire(s) » — avec l’espoir qu’il continuera de susciter votre intérêt — et vous remercie d’avance pour les impressions, réflexions et commentaires que vous souhaiteriez exprimer.

  • Trovare l’ancora

    Le onde verdastre
    Fluttuano
    Tra la striscia
    Di fluida sabbia
    E il disinvolto
    Orizzonte piatto

    Lasciandomi trascinare
    Dalla tiepida corrente
    Sommessamente
    Accetto gli istanti
    Che volgono lenti

    Trovare però l’ancora
    Dentro e fuori me stesso.

    Comacchio 22/08/2019

    Illustration : Arcangelo Petrantò, 2025 – Onde verdastre
    Image générée par IA (intelligence artificielle)

  • En parcourant ces lieux

    Visite, l’autre jour, de la basilique Saint-Just-de-Valcabrère et ensuite de la cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges (y compris de son trésor).

    De l’extérieur, la basilique émane détermination et sérénité. Le clocher massif et quadrangulaire y est sans doute pour beaucoup ainsi que le bel isolement de l’édifice.

    Le réemploi de matériaux antiques ajoute une note méditative sur le thème de la dislocation, l’anéantissement et la transmigration. A l’intérieur, la basilique incite à une certaine austérité voire sévérité.

    En parcourant ces lieux (et notamment le trésor de la cathédrale), je ne peux m’empêcher, en regardant avec détachement les objets et symboles cultuels, de penser à leur étrangeté.

    Déjà, pour nombre de mes contemporains, ces sculptures représentant les personnages de l’histoire sainte, ces accessoires sacerdotaux, ces symboles chrétiens sont devenus aussi incompréhensibles que les représentations religieuses de l’Antiquité (comme pour le culte de Mithra ou d’Isis).

    Sost 23/08/2018

    Illustration : Arcangelo Petrantò, 2018 – La basilique Saint-Just-de-Valcabrère

    C’est un édifice de style roman des 11e et 12e siècles qui se trouve dans la commune de Valcabrère, à proximité du village de Saint-Bertrand-de-Comminges (département de Haute-Garonne, France)

  • La méprise

    Par la simple vertu d’avoir créé des œuvres (définies parfois « immortelles » ou «  sublimes »), depuis toujours les artistes ont bénéficié d’un prestige tel qu’on a pu les considérer comme les messagers des « dieux ».

    Pourtant, à y regarder de près, l’écart entre la perfection de leurs œuvres et les qualités humaines de leur vie se révèle souvent aussi grand que pathétique ou tragique.
    Hélas, les artistes n’ont rien de plus à dire que n’importe qui. C’est précisément la grande méprise.
    En quoi une œuvre peut-elle donner une quelconque priorité, définir une quelconque supériorité ?

    L’origine de la méprise provient du fait que chacun d’entre nous cherche à donner un « sens » à la vie, à l’existence.
    C’est justement ce « donner sens », bien encombrant, qui pose problème aussi.

    Car ce qui est valable pour les artistes (au sens commun du terme) l’est également, mais avec des conséquences bien plus gravissimes, pour les « créateurs » du domaine politique ou religieux.
    Dans ce cas, leurs œuvres peuvent acquérir une sombre résonance susceptible de modeler, sinon de contraindre, des millions de gens à la vie, à la mort.

    Rumes 11/01/2009

    Illustration : Arcangelo Petrantò, 2025 – Le poète inspiré
    Image générée par IA (intelligence artificielle)

  • De l’autre côté

    Dans la vieille prison
    Profonde et froide
    Aux couloirs innombrables
    Les bruits sont rares
    Les murs griffonnés
    De littérature brève

    Des rayons de lumière
    Traversent les barres
    Et les verres blafards
    De la cellule noire

    Un rai de lumière
    Sous la porte en fer

    De l’autre côté
    De ce monde clos
    Le monde fourmille
    De couleurs et d’or

    Pour rencontrer
    La lumière diffuse
    Il suffit d’ouvrir
    La porte pesante
    Les murs de les détruire

    Pour découvrir
    La Réalité
    Il faut l’éplucher
    Comme une orange
    Comme un fruit mûr.

    Mont Saint-Aubert 30/04/1978

    Illustration : Arcangelo Petrantò, 2025 – Il faut ouvrir la porte en fer
    Image générée par IA (intelligence artificielle)

  • Sempre Veloce

    Desideri
    Emozioni
    A distanza
    Di anni
    Cade
    L’incanto
    Poi

    Quanto
    Vale
    Una
    Canzone

    L’amaro
    In bocca
    Amori
    Sfuggiti
    Parole
    Disperse
    Speranze
    Sommerse

    La vita
    Di oggi
    Sempre
    Veloce.

    Bruxelles 23/09/2008

    Illustration : Domagoj Šokčević, 2021 – Portofino

  • Cette année là (2/2)

    Outre l’affection exprimée par toute la parentèle pendant la durée de notre séjour, ce furent aussi des semaines à la fois sereines et passionnantes.

    Le retour sur les incontournables monuments grecs de la vallée des temples d’Agrigento mais aussi la découverte de la Villa del Casale à Piazza Armerina, une villa romaine du 4e siècle de notre ère, fameuse pour ses pavements en mosaïques.

    Parmi les figures représentées dans cet édifice, celles figurant des femmes gymnastes s’adonnant à des exercices variés sont les plus réputées. Elles indiquent que le bikini existait déjà dans l’Antiquité !

    Et puis le lac de Pergusa, site près duquel, suivant la légende, la déesse Proserpine, fille de Cérès, avait été enlevée par Pluton le dieu des Enfers.

    Les environs du lac renvoient encore l’écho, dit-on, des pleurs de la mère qui s’efforçait désespérément de retrouver sa fille — en dépit du réconfort que tentaient de lui apporter les nymphes Nephélées…

    Tout autour du lac, à l’époque moderne, une route avait été aménagée pour former un circuit automobile.

    C’est ainsi que nous avons assisté à une course de bolides (Formule 2) comptant pour le championnat. Parmi les pilotes dont le nom était annoncé par haut-parleur figurait Henri Pescarolo. Les courses se déroulaient avec leurs vrombissements et dépassements caractéristiques.

    Au cours de leurs rondes mécaniques véloces et vives, les pilotes n’avaient pas le temps d’admirer le scintillement du soleil sur l’étendu d’eau centrale et placide.

    Rumes 22/12/2023

    Illustration : Jeunes femmes vêtues d’un bikini en train de s’adonner à des exercices sportifs, fin du 3e/début du 4e siècle (Villa del Casale, Piazza Armerina, Sicile, Italie)

  • Cette année là (1/2)

    Dans les semaines qui précédèrent les vacances d’été, cette année là (*), la famille réunie devait faire un choix important. Acheter un frigo ou partir en vacances. Nos moyens étaient limités. Il fallait prendre une décision. Ce fut vite fait. Surtout par nous autres, les enfants. Argument imparable : les vacances auraient duré un mois. Le frigo, aurait servi pendant de nombreuses années. Boissons fraîches, conservation des aliments, glaçons à disposition…
    Aucun regret.

    Fini les bouteilles de bière ou de limonade mises à rafraîchir dans le lavabo ou l’évier en y faisant couler de l’eau froide.
    Fini de stocker dans la salle de bain — la pièce la plus fraîche de l’appartement — bières ou bacs de fruits et légumes.
    Le frigo trônant désormais dans la cuisine, c’était formidable !

    Seulement voilà. A peine une paire de jours après l’achat qui avait comblé tout le monde, mon père sentit le désir de vouloir partir tout de même en vacances en Sicile. Nostalgie de son pays natal ? Peut-être. Plus sûrement le besoin de soleil qui pouvait l’aider à supporter ses soucis de santé.

    Mais surtout, la réflexion suivante : puisque nous aurions logé chez les grands-parents, les dépenses de nourriture auraient été globalement équivalentes à celles qui auraient été soutenues en restant à la maison.

    Donc, l’effort consistait dans le coût du voyage (par chemin de fer). Après concertation entre les parents, on alla puiser dans les réserves et mon père acheta immédiatement les billets.

    Ce furent de belles et mémorables vacances, cette année là encore.

    Rumes 22/12/2023

    Illustration : Publicité vintage de réfrigérateur

    *1969, dans mon souvenir

  • Les fèves

    Les fèves m’interpellent
    Par leurs cosses rustiques
    Presque solides
    Leurs belles dimensions
    Leur aspect lisse et brillant
    Mais surtout parce qu’en les voyant
    Je revois ma mère dans sa maison
    En train de les préparer à sa manière
    Et j’entends sa voix même.

    Rumes 18/11/2018

    Illustration : Arcangelo Petrantò, 2025 –Cosses de fèves sur une table de cuisine
    Image générée par IA (intelligence artificielle)

  • Les adieux dupliqués

    Un soir de brume je traversais
    La Grand-Place de Tournai
    Avec elle à mes côtés
    Si nos pas résonnaient
    Nos voix restaient muettes
    Témoin distrait le beffroi
    Gris-bleu (veiné de reflets violets).

    Rumes 2/03/2024

    Illustration : Tournai dans la brume – Le beffroi
    Image modifiée par IA (intelligence artificielle)