Plus loin le monde

(Plus loin le monde a-t-il
Un autre sens courir
Pour attraper ce qui danse
Pour retenir les seuls
Regards qui comptent)

Le foulard lassé d’images
En a plein le dos
Des couleurs constantes
Et bien qu’ondulant
Sur des épaules larges
S’éloigne s’éloigne s’éloigne.

Bruxelles 14/12/1990

Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – « Le foulard s’éloigne »
Image générée par IA (intelligence artificielle)

Sismografo ambiguo

Ma la letteratura (ovvero più precisamente la scrittura) non è stata per me soltanto puro svago. È stata anche una scuola di conoscenza di sé, una specie di sismografo dell’animo.

Ma in modo saltuario, discontinuo. E con valore spesso ambiguo. Perché le parole danno l’impressione di poter trasformare tramite esse la realtà, danno l’illusione della forza demiurgica. Simile ad una formula magica.

La letteratura però, fungendo da riflettore, modifica la visione e la percezione delle cose. Aggiunge o sottrae colori.

Rumes 16/02/2008

Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – « Sismographe »
Image générée par IA (intelligence artificielle)

Images artificielles

Créer des images par IA (intelligence artificielle) va devenir aussi banal que prendre des photos avec un appareil photographique.

De même que la photographie a démocratisé l’art pictural, en le rendant automatique (et plus encore récemment avec la photo numérique), l’IA va permettre à quiconque de réaliser des compositions iconographiques.

Bien sûr, les algorithmes y seront pour quelque chose dans la qualité des rendus créatifs. Un peu comme jadis et aujourd’hui la qualité du matériel photographique (réflex, zoom, matériel et logiciels de traitement d’images, etc.).

L’IA générative est un outil. C’est le hardware de l’imagination. Mais le résultat au final sera provoqué par celui qui est aux commandes du projet créatif, comme le photographe qui choisi le matériel, le sujet, l’angle de prise de vue, le moment propice, etc.

Le reste est affaire de conjoncture et de liaisons singulières, comportant même, par la dimension aléatoire une part de « magie ». Car chaque image créée sera unique.

Rumes 13/07/2023

Illustration : Nicéphore Niépce, 1826 ou 1827 – « Vue de la fenêtre depuis la propriété du Gras à Saint-Loup-de-Varennes »

La photographie représente une vue de la cour de la propriété de campagne de Niépce, située en Saône-et-Loire (France)
Cette image est considérée comme la première photographie réussie (stable) et préservée
L’exposition a duré huit heures environ ; le déplacement du soleil d’est en ouest donne l’impression qu’il brille des deux côtés du bâtiment

J’ai mis en route le lave-vaisselle

J’ai mis en route le lave-vaisselle
Et j’entends déjà
Le ronronnement de l’appareil
Le ruissellement de l’eau
La cuisine est ordonnée
La table nette
L’Astuce est assise sur le tas
De revues près de la fenêtre
Par-delà les vitres le vert
Diffus des arbres de la haie de l’herbe
Ô cuisine lieu ultime
De recueillement
Bientôt j’éplucherai
Carottes et pommes de terre
Trancherai poireaux et oignons
Est-ce moins noble que parcourir internet ?

Rumes 24/01/2018

Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – « Scène de cuisine »
Image générée par IA (intelligence artificielle)

Rêve

Neuf cents et demi
Le papillon blanc
A chaque papillon blanc
Que je leur apportais
Ils me remettaient
Neuf cents et demi.

Tourcoing 18/07/1968

Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – « Papillons blancs »
Image générée par IA (intelligence artificielle)

2024

A tous les lecteurs de ce site
Je souhaite le meilleur pour 2024 !
Santé, sérénité, satisfactions variées

A tutti i lettori di questo sito
Auguro il meglio per il 2024 !
Salute, serenità, soddisfazioni varie

To all the readers of this site
I wish the best for 2024 !
Health, peace of mind, varied satisfactions

La bande des escaladeurs

Voilà quelques années de cela, j’avais déjà alerté l’opinion publique sur l’inquiétante question des cambriolages dans nos contrées.
J’avais alors pointé du doigt la bande organisée composée d’innombrables comparses qui écumait systématiquement villes et villages, agissant, c’était le comble, au vu et au su des habitants apparemment indifférents.

Combien de fois n’avais-je pas vu moi-même ces malfaiteurs en pleine action en train d’escalader maisons et blocs d’appartements.
« Mais que fait donc la police ? », m’exclamais-je à chaque fois. Hélas, la maréchaussée n’intervenait pas.

Pourtant, les lascars, comme ils étaient reconnaissables ! Ils n’hésitaient pas à revêtir le même uniforme à capuche comme s’ils voulaient, par pure provocation, attirer d’autant plus l’attention sur leurs méfaits. Un uniforme rouge de surcroît, visible de loin.

Et puis, cette vague d’exploits coupables avait semblé s’atténuer jusqu’à ne plus attirer l’attention. J’avais même fini par me convaincre que la bande des escaladeurs avait tout simplement succombé aux outrages des ans.
Que les malandrins avaient été progressivement condamnés à l’inaction en raison de leur état de santé qui aurait réduit leur agilité et leur autonomie dans l’accomplissement de leurs forfaits.

J’imaginais les uns, les plus âgés, déjà installés dans des maisons de repos, se remémorant entre eux leurs exploits impunis.

J’entrevoyais les autres, atteints de douleurs articulaires sévères, en proie à de sérieux soucis de prostate, à des cardiopathies diverses, voire même contraints à une mobilité réduite et obligés de circuler en rolator.

Tout cela dans mon esprit. Mais dans la réalité que nenni !

Lors d’une promenade récente, mon parcours à croisé de nouveau ces gaillards alpinistes.
Je les ai vus à l’œuvre en train de donner l’assaut plaqués contre les parois d’une maison. J’en ai d’ailleurs des preuves photographiques.

Ce constat est inquiétant car cela signifie que la bande des escaladeurs sévit encore au grand jour et toujours aussi impunément.
Mais plus inquiétant encore est le fait que dans les équipées de ces gredins acrobates sont enrôlés des jeunes enfants tout autant travestis et encapuchonnés. La relève est ainsi assurée !

J’avais envie de leur crier : « la police va arriver !!! ». Je n’en ai rien fait : ma voix se serait perdue dans le fracas des moteurs de voitures, motos, tracteurs, camions de transport de marchandises et autres autobus…

Rumes 19/01/2022

Illustration : Arcangelo Petrantò, 2022 – « Les malandrins en action »