La rentrée des classes

En remontant à l’âge tendre des premières années d’école primaire, parmi les souvenirs les plus vifs qui me restent figurent, à l’occasion de la rentrée des classes, la satisfaction de disposer de nouvelles fournitures scolaires.

Cartable, trousse, panoplie complète de crayons, gommes, plumes, porte-plumes, buvards, règle en bois (le plastique ne régnait pas encore)…

Mais ce qui alimentait le plus ma joie (oui, c’est bien le mot), c’était le bel assortiment de crayons de couleur.

Ceux-ci constituaient la promesse de pouvoir reproduire par le dessin ce qui m’entourait et la possibilité de pouvoir créer (ou recréer) la réalité suivant mon imagination. La magie de composer des images, comme si je disposais, à portée de main, des couleurs brutes du monde.

Malgré cet intérêt pour les couleurs et la figuration artistique, je n’ai jamais été pourtant un bon dessinateur, ni même un bon coloriste.

Par contre, on retrouve, sans doute, un écho de cette sympathie pour les couleurs dans nombre de textes que j’ai écrit par la suite.

Et les pleurs, me direz-vous ? Car beaucoup d’enfants pleurent au premier jour des rentrées scolaires.

Hé bien ! Dans mon souvenir, je n’ai jamais pleuré lors de ces rentrées. Je regardais ceux qui pleuraient avec un air de compassion mais aussi d’agacement…

Bruxelles 8/06/2009

Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – « Table avec crayons de couleur »
Image générée par IA (intelligence artificielle)

L’avion : un point minuscule

Enfant, je regardais la trainée blanche laissée par l’avion dans le ciel d’été intégralement bleu.

L’avion : un point brillant minuscule, plus petit même qu’une mouche. Je l’imaginais en train de se diriger vers l’Amérique.

Mais dans cet avion si petit, si exigu, comment des gens pouvaient-ils bien voyager, à moins d’êtres rapetissés… ?

Tournai 26/01/2016

Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – « L’avion : un point minuscule »
Image générée par IA (intelligence artificielle)

(Le bouton)

Trait d’union impénitent
J’ennoblie n’importe quelle tenue
Surtout depuis que je possède
L’abondante vertu de dédoublement

En duo ou en rang d’oignons
Par grappes ou encore alignés
Plusieurs de front
J’affectionne surtout les poitrines
Les épaules mais quoi également
Les fesses les sexes et les dos
Indépendamment que je sois de bois
De toc ou d’argent.

Bruxelles 25/06/1991

Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – « Jeune femme au manteau »
Image générée par IA (intelligence artificielle)

La double transposition du bouddhisme dans l’Occident ancien

Le christianisme est-il l’expression d’un bouddhisme transplanté en Occident ? Plusieurs écoles philosophiques de la Grèce antique trouvent-elles leur origine en Inde et notamment dans le message bouddhiste ?

C’est ce que je crois.

Ma conviction est que l’enseignement bouddhiste, par deux fois s’est propagé dans l’Occident ancien et que les deux épisodes sont reliés aux formes successives prises par le bouddhisme : Petit et Grand Véhicule.

La forme première du bouddhisme s’est matérialisée dans les philosophies « pratiques » gréco-romaines, culminant dans le stoïcisme. La forme nouvelle a suscité le christianisme.

On a considéré que le bouddhisme s’était diffusé exclusivement en Asie du sud-est et en Extrême-Orient. Il n’en est rien. Il s’est étendu également en Occident.

Certes, il n’a gardé, en Occident, ni le nom ni l’apparence formelle du bouddhisme mais l’enseignement est bien passé.

Le message initial du Bouddha a imprégné l’élite intellectuelle et politique gréco-romaine. Le message « augmenté » (Grand Véhicule) a induit le personnage de Jésus — un disciple occidental du Bouddha — et l’institutionnalisation de l’Église chrétienne en Occident.

C’est donc à un périple qui aborde l’Inde, la Grèce, l’Égypte, la Palestine, Rome que je vous convie. Un voyage qui entrelace histoire et éléments de philosophie, de religion, de métaphysique.

(Quatrième de couverture de mon nouveau livre : « Bouddha, le Stoïcisme et Jésus. La projection du bouddhisme dans l’Occident ancien », 2024)

Illustration : Antique représentation artistique de Jésus et du Bouddha
On remarquera les identiques posture et gestualité ainsi que l’identique figuration symbolique d’un halo entourant la tête
Image extraite de l’ouvrage de A. Foucher, « L’art gréco-bouddhique du Gandhâra (…) », 1922

Où trouver ce livre…

En me contactant :

Par e-mail :
a.petranto@proximus.be ou apetranto1@gmail.com

Ou par la page contact de mon site littéraire :
https://arcangelopetranto.org/

Vente en ligne :
https://lesauletetart.be/produit/bouddha-le-stoicisme-et-jesus-arcangelo-petranto/

Format : 21,5 x 15,5 cm – 300 pages
Dépôt légal : D/2024/Arcangelo Petrantò, éditeur
Prix de vente : 22 euros

La libertà è una piccola barca

La libertà non si può definire in assoluto. È sempre condizionata dall’« hic et nunc » (Qui e ora).

Una scelta che sembra libera contiene già in sé (« in nuce » si potrebbe dire) gli ostacoli o barriere future.

Altre scelte, altri limiti.

La libertà è una piccola barca che naviga sul mare mosso dei condizionamenti e delle necessità.

Rumes 9/03/2008

Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – « Mare mosso » (Mer agitée)
Image générée par IA (intelligence artificielle)

Emergence du présent

L’Histoire a elle-même une histoire. Non pas seulement dans le sens de l’approche des faits et des évènements suivant les hommes et les époques. Mais bien dans le sens que les faits et les évènements se modifient au fil du temps.

Comme si des univers parallèles voulaient émerger dans le présent.

Rumes 14/12/2014

Illustration : Arcangelo Petrantò, 2024 – « Univers parallèles en train d’émerger dans le temps »
Image générée par IA (intelligence artificielle)

Bouddha, le Stoïcisme et Jésus. La projection du bouddhisme dans l’Occident ancien

J’ai le plaisir de vous annoncer la publication de mon nouveau livre :

« Bouddha, le Stoïcisme et Jésus.
La projection du bouddhisme dans l’Occident ancien »


Cet ouvrage vient exprimer ma conviction que le bouddhisme a projeté, à deux reprises, son enseignement dans l’Occident antique.

D’abord sous la forme des philosophies dites « pratiques » grecques (par-dessus tout le stoïcisme) et plus tard sous les atours du christianisme.

Il ne s’agit pas d’une thèse de doctorat (au sens proprement académique du mot), mais plutôt d’une libre réflexion, un essai, en somme !

Bien sûr, l’interprétation et l’intuition y jouent également leur part. Il ne s’agit pas d’une histoire romancée, encore moins d’une pure fiction (fiction littéraire).

Car mon interprétation du passé n’est pas disjointe de rationalité et d’un socle bibliographique.

Fruit d’une recherche attentive, le livre offre une convergence d’éléments et d’indices qui viennent conforter la conviction que j’expose dans cet ouvrage.

J’assume, cela va de soi, les prises de positions, hypothèses et résultats auxquels j’ai abouti au terme de cette recherche.

Pour l’anecdote, l’élaboration du livre s’est effectuée pendant la période exceptionnelle d’alerte et de confinement provoquée par la pandémie de Covid-19.

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Où trouver ce livre…

En me contactant :

Par e-mail :
a.petranto@proximus.be ou apetranto1@gmail.com

Ou par la page contact de mon site littéraire :
https://arcangelopetranto.org/

Vente en ligne :
https://lesauletetart.be/produit/bouddha-le-stoicisme-et-jesus-arcangelo-petranto/

Format : 21,5 x 15,5 cm – 300 pages
Dépôt légal : D/2024/Arcangelo Petrantò, éditeur
Prix de vente : 22 euros

Illustration : Page de couverture du livre

Un poète pour quoi faire ?

Giacomo Leopardi , le grand poète romantique italien, n’était pas un joyeux drille. D’une santé précaire, vieilli prématurément (une jeunesse perdue entre les pages des livres de la bibliothèque paternelle), il professait, peut-être par contrecoup, un matérialisme radical (inspiré des philosophes du 18e siècle).

Sa pensée matérialiste avait été, au 20e siècle, récupérée par la gauche marxiste. Mais quel rôle aurait-il pu tenir auprès des révolutionnaires léninistes-staliniens qui avaient pour mots d’ordre : efficacité, productivité et lendemains qui chantent ?

Lui, le chantre de la désespérance/remembrance revêtue de beaux atours poétiques et auteur d’une prose splendide mais étrange ?

Tournai 20/10/2009

Illustration : La bibliothèque de Giacomo Leopardi à Recanati (Marches, Italie)